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	<title>Greenfluence Média</title>
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	<description>Le média des générations futures</description>
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	<title>Greenfluence Média</title>
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		<title>Ice Watch et au-delà : comment Olafur Eliasson réveille nos consciences écologiques</title>
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		<dc:creator><![CDATA[L'équipe Greenfluence Média]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 01 Apr 2026 17:17:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>A l’aube de la fin d’année 2015, des blocs de glace, en provenance directe du Groenland, fondaient sur la place du Panthéon à Paris. Installés en cercles, les blocs de glace étaient exposés sciemment. Posés là, droits et silencieux, ils envoyaient un message clair, un appel, prononcé d’une seule voix : La COP 21 doit agir. Ces blocs n’étaient pas entreposés par hasard. Le matériaux, avait été élus avec précaution, la glace avait été disposée avec réflexion, et la date à été choisie avec une attention toute particulière. Tous ces choix, méticuleux, reflètent une chose : une véritable œuvre d’art. Une œuvre conduite par Olafur Eliasson, un artiste dano-islandais, né en 1967, dont le travail explore la perception, la nature et le climat. Il représente une approche poétique, scientifique et engagée dans l’art, et l’utilise pour mettre en exergue une véritable nécessité de conserver l’environnement, de le protéger, et de le regarder, d’y faire, réellement, attention, comme il a pu le déclarer précédemment : « Je veux que les gens se sentent responsables de leur environnement. » Il s’agira alors de voir une chose, ici : Pourquoi son art est-il si pertinent aujourd’hui ? Comment Olafur Eliasson parvient-il à lier esthétique, science et activisme ? Tout d’abord, Olafur Eliasson est né à Copenhague, puis est élevé entre le Danemark et l’Islande, deux pays aux paysages aussi sublimes que fragiles, et ou la nature révèle à quelle point elle est précieuse. Il étudie ensuite l’art, à l’académie royale des beaux-arts de Copenhague. Au fur et à mesure, il développe l’idée qu’il se fait de l’art : une expérience partagée, qui questionne notre rapport au monde. Il affirme même « Je veux que les gens deviennent conscients de leur propre perception ». Parmi ses œuvre, il y a un thème, central: La Nature. Il en fait son sujet principal, avec sincérité et délicatesse, comme le témoigne son œuvre The Weather Project. The Weather Project est une installation exposée en 2003 à la Tate Modern de Londres. Elle évoque un immense soleil, éclairant la pièce et ses visiteurs d’une puissante lumière orangée. Cette œuvre joue directement avec la lumière, les reflets et la perception du spectateur. Il crée une véritable interaction physique entre nous, spectateur, et l’installation. Par la lumière projetée sur la salle par le soleil, la légère brume, les miroirs, Olafur Eliasson donne à son installation une valeur irréelle. Il a fait, par cette œuvre, une reconstruction d’un élément et éventement de la Nature. Derrière la beauté et l’instant suspendu par l’utilisation qu’Olafur Eliasson fait de l’art, il y a, toujours, un message silencieux, caché, mais puissant, qui se révèle à nous dès que l’on fait l’expérience de ses œuvres. « Notre société occidentale ne sait pas vers quoi tendre et s’angoisse de tout cet inconnu qui la cerne. Plus personne n’arrive à faire le lien entre une cause et un effet ». Si The Weather Project joue avec notre perception, Ice Watch va plus loin : il transforme l’art en acte militant. Avec Ice Watch, Olafur Eliasson utilise l’art pour révéler l’urgence climatique, pour avertir, montrer, et condamner. Les blocs de glaces exposés à Londres et à Paris entre 2014 et 2015 sont de véritables métaphores de la crise climatique et mettent en lumière, aux yeux de tous, la fonte des glaces en temps réel. En exposant la fonte des glaces en plein Paris, Eliasson rend visible l’invisible. Il ne se contente pas de dénoncer : il crée un choc émotionnel, nécessaire pour déclencher une prise de conscience. L’écologie est un sujet très présent dans le travail d’Olafur Eliasson, que l’on retrouve dans plusieurs œuvres telle que Green Light : des lampes solaires conçues avec des réfugiés, symbole d’espoir et d’énergie renouvelable ou Your Blind Passenger (2010) : Un couloir de brouillard qui questionne notre rapport à l’invisible, telle que la pollution ou les émissions de CO2. Selon lui « La beauté peut être un outil pour le changement ». Toutes ces œuvres, Olafur Eliasson le fait exclusivement avec des matériaux naturels, sinon recyclés. Ce travail ce fait en collaboration avec des scientifiques, des ingénieurs et des communautés locales afin de pouvoir créer ces œuvres, de la manière la plus immersive possible. Enfin, Olafur Eliasson, par son travail, influence aujourd’hui, les spectateurs, et porte le sujet de l’écologie aux yeux de tous, mais il influence également une nouvelle génération d’artiste. Il continue de porter aujourd’hui, la lutte pour la protection de l’environnement avec un regard neuf, comme a pu le montrer avec Earth Speakr, une plateforme ayant pour objectif de donner la parole aux enfants sur l’écologie, établie en 2020. Ainsi, Olafur Eliasson ne nous dit pas quelle perception nous devons avoir face à ses travaux, c’est un choix qui appartient à nous seul, mais ses œuvres nous amènent irrémédiablement à nous poser une question : « Et si l’art pouvait vraiment changer notre rapport à la planète ? »   Rédaction : Mélisande Cros</p>
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									<p>A l’aube de la fin d’année 2015, des blocs de glace, en provenance directe du Groenland, fondaient sur la place du Panthéon à Paris. Installés en cercles, les blocs de glace étaient exposés sciemment. Posés là, droits et silencieux, ils envoyaient un message clair, un appel, prononcé d’une seule voix : La COP 21 doit agir.</p>
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<p>Ces blocs n’étaient pas entreposés par hasard. Le matériaux, avait été élus avec précaution, la glace avait été disposée avec réflexion, et la date à été choisie avec une attention toute particulière. Tous ces choix, méticuleux, reflètent une chose : une véritable œuvre d’art. Une œuvre conduite par Olafur Eliasson, un artiste dano-islandais, né en 1967, dont le travail explore la perception, la nature et le climat. Il représente une approche poétique, scientifique et engagée dans l’art, et l’utilise pour mettre en exergue une véritable nécessité de conserver l’environnement, de le protéger, et de le regarder, d’y faire, réellement, attention, comme il a pu le déclarer précédemment : <em>« Je veux que les gens se sentent responsables de leur environnement. »</em></p>
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<p>Il s’agira alors de voir une chose, ici : Pourquoi son art est-il si pertinent aujourd’hui ? Comment Olafur Eliasson parvient-il à lier esthétique, science et activisme ?</p>
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<p>Tout d’abord, Olafur Eliasson est né à Copenhague, puis est élevé entre le Danemark et l’Islande, deux pays aux paysages aussi sublimes que fragiles, et ou la nature révèle à quelle point elle est précieuse. Il étudie ensuite l’art, à l’académie royale des beaux-arts de Copenhague. Au fur et à mesure, il développe l’idée qu’il se fait de l’art : une expérience partagée, qui questionne notre rapport au monde. Il affirme même <em>« Je veux que les gens deviennent conscients de leur propre perception ».</em></p>
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<p>Parmi ses œuvre, il y a un thème, central: La Nature. Il en fait son sujet principal, avec sincérité et délicatesse, comme le témoigne son œuvre <em>The Weather Project. </em></p>
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<p><em>The Weather Project</em> est une installation exposée en 2003 à la Tate Modern de Londres. Elle évoque un immense soleil, éclairant la pièce et ses visiteurs d’une puissante lumière orangée. Cette œuvre joue directement avec la lumière, les reflets et la perception du spectateur. Il crée une véritable interaction physique entre nous, spectateur, et l’installation.</p>
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<p>Par la lumière projetée sur la salle par le soleil, la légère brume, les miroirs, Olafur Eliasson donne à son installation une valeur irréelle. Il a fait, par cette œuvre, une reconstruction d’un élément et éventement de la Nature. Derrière la beauté et l’instant suspendu par l’utilisation qu’Olafur Eliasson fait de l’art, il y a, toujours, un message silencieux, caché, mais puissant, qui se révèle à nous dès que l’on fait l’expérience de ses œuvres.</p>
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<p>« Notre société occidentale ne sait pas vers quoi tendre et s’angoisse de tout cet inconnu qui la cerne. Plus personne n’arrive à faire le lien entre une cause et un effet ».</p>
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<p>Si<em> The Weather Project</em> joue avec notre perception,<em> Ice Watch</em> va plus loin : il transforme l’art en acte militant.</p>
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<p>Avec <em>Ice Watch</em>, Olafur Eliasson utilise l’art pour révéler l’urgence climatique, pour avertir, montrer, et condamner. Les blocs de glaces exposés à Londres et à Paris entre 2014 et 2015 sont de véritables métaphores de la crise climatique et mettent en lumière, aux yeux de tous, la fonte des glaces en temps réel. En exposant la fonte des glaces en plein Paris, Eliasson rend visible l’invisible. Il ne se contente pas de dénoncer : il crée un choc émotionnel, nécessaire pour déclencher une prise de conscience.</p>
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<p>L’écologie est un sujet très présent dans le travail d’Olafur Eliasson, que l’on retrouve dans plusieurs œuvres telle que<em> Green Light</em> : des lampes solaires conçues avec des réfugiés, symbole d’espoir et d’énergie renouvelable ou <em>Your Blind Passenger</em> (2010) : Un couloir de brouillard qui questionne notre rapport à l’invisible, telle que la pollution ou les émissions de CO2. Selon lui<em> « La beauté peut être un outil pour le changement ».</em></p>
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<p>Toutes ces œuvres, Olafur Eliasson le fait exclusivement avec des matériaux naturels, sinon recyclés. Ce travail ce fait en collaboration avec des scientifiques, des ingénieurs et des communautés locales afin de pouvoir créer ces œuvres, de la manière la plus immersive possible.</p>
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<p>Enfin, Olafur Eliasson, par son travail, influence aujourd’hui, les spectateurs, et porte le sujet de l’écologie aux yeux de tous, mais il influence également une nouvelle génération d’artiste. Il continue de porter aujourd’hui, la lutte pour la protection de l’environnement avec un regard neuf, comme a pu le montrer avec<em> Earth Speakr</em>, une plateforme ayant pour objectif de donner la parole aux enfants sur l’écologie, établie en 2020. Ainsi, Olafur Eliasson ne nous dit pas quelle perception nous devons avoir face à ses travaux, c’est un choix qui appartient à nous seul, mais ses œuvres nous amènent irrémédiablement à nous poser une question :<em> « Et si l’art pouvait vraiment changer notre rapport à la planète ? »</em></p>
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<p>Rédaction : Mélisande Cros</p>
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		<title>COP 30 de Belém : nouveau rendez-vous, nouveau fiasco</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Gaspard Bernard]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 30 Nov 2025 07:56:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Biodiversité]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La trentième Conférence des parties de Belém devait permettre la mise en œuvre de mesures concrètes pour faire face au changement climatique, et se voulait être “la COP de la vérité”. Pourtant, les dernières heures chaotiques et le manque d’ambitions des parties ont à nouveau enterré toute chance de résultats positifs, laissant place à un accord honteux et vide d’objectifs.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<div data-elementor-type="wp-post" data-elementor-id="2430" class="elementor elementor-2430" data-elementor-post-type="post">
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									<p><span style="font-weight: 400;">Samedi 22 novembre 2025, à 17h41 (heure française), le président de la COP 30, André Corrêa do Lago, frappe trois fois de son marteau. Le texte final est adopté. Ce geste est immédiatement accueilli par le mécontentement de nombreux diplomates dans la salle, dont ceux de la Colombie, du Panama ou de l’Union européenne. Ils accusent le président d’avoir adopté le texte final sans leur avoir accordé la parole, et affirment n’avoir jamais donné leur approbation à cet accord final.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Devant cette révolte, Monsieur Corrêa do Lago décide de faire reprendre la plénière. Il tente de s’excuser et se justifie tant bien que mal, invoquant le manque de sommeil et son âge avancé. Toutefois, rien ne change concernant le texte final. Il est considéré comme adopté au consensus, tel que présenté quelques heures auparavant. Pour beaucoup de diplomates, c’est la stupéfaction. À la colère, s’ajoutent la sidération et l&#8217;incompréhension de ce qui vient de se passer sous leurs yeux : leur demande de parole et leur opposition au texte n’ont pas été prises en compte par le président de la COP.</span></p>								</div>
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					<h2 class="elementor-heading-title elementor-size-default">Un contexte délicat</h2>				</div>
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									<p><span style="font-weight: 400;">Mais que contient ce texte final ? Et dans quelles conditions a-t-il été adopté ? Quelques mois avant le début de cette COP, un groupe de scientifiques, dont d&#8217;anciens membres du Groupe d’expert intergouvernemental pour le climat (GIEC), avait alerté sur la désormais impossibilité de respecter la limite du 1,5 °C, adoptée 10 ans auparavant avec les Accords de Paris. Cette information s’ajoutait à une autre nouvelle alarmante : l’année 2024 fut la plus chaude jamais enregistrée.</span></p><p><span style="font-weight: 400;">Pour ce qui est de la géopolitique et de la diplomatie, Donald Trump, qui avait déjà fait sortir son pays des Accords de Paris pour la deuxième fois, avait annoncé l’absence de tout représentant étatsunien à Belém. Autre sujet de débat avant même le début des négociations, la présence accrue de lobbyistes du secteur des énergies fossiles. Ils étaient plus de 1600 à prendre part aux pourparlers, représentant un des plus importants groupes d&#8217;émissaires, délégations nationales incluses. Enfin, l’Union européenne a raté son arrivée au Brésil, en rendant son plan climatique quelques jours seulement avant le début des négociations.</span></p><p><span style="font-weight: 400;">Ainsi, dix ans après les Accords de Paris, dans un cadre propice à d’ambitieuses avancées aux portes de l’Amazonie et dans ce contexte d’urgence climatique, les attentes étaient grandes. Entre la sortie des énergies fossiles et la réduction de la déforestation, en passant par la limitation de la hausse des températures à 1,5 °C, il faut dire que les possibilités d’agir ne manquaient pas.</span></p>								</div>
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					<h2 class="elementor-heading-title elementor-size-default">Deux semaines riches en événements</h2>				</div>
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									<p><span style="font-weight: 400;">La COP 30 de Belém a donc débuté dans ce contexte délicat le 10 novembre 2025, et a aussitôt été marquée par d’intenses événements, à commencer par la manifestation des peuples autochtones, le lendemain. Quelque 300 manifestants sont venus protester en tentant de forcer l’entrée de la COP et de la zone bleue où se tiennent les débats. L’objectif était de se faire entendre et de dénoncer leur situation face à la duplicité du gouvernement brésilien. La COP 30 était pourtant annoncée comme novatrice dans ce domaine et le président brésilien Lula da Silva, avait convoqué un nombre important de représentants des populations autochtones. Mais les manifestants ont dénoncé une sélection de délégués alignés sur les politiques gouvernementales, non-représentatifs de la majorité. Or, ces populations sont les premières concernées par les politiques d’exploitation pétrolières et de déforestations qui mettent en danger leur condition de vie. Cette manifestation d’ampleur qui a fait le tour du monde, n’a pas semblé atteindre l’esprit des négociateurs et a en quelque sorte été ignorée des débats.</span></p><p><span style="font-weight: 400;">Une dizaine de jours plus tard, un autre événement est venu perturber l’organisation de la COP 30. Un incendie s&#8217;est déclaré le jeudi 20 novembre, forçant l&#8217;évacuation de milliers de personnes et l’intervention des pompiers. Si l’on ne connaît pas encore les causes de cet incendie, les conséquences ont été immédiates. Les pourparlers n’ont pu reprendre que le lendemain, jour officiel de clôture des débats.</span></p>								</div>
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					<h2 class="elementor-heading-title elementor-size-default">Absence de mention d'une sortie des énergies fossiles</h2>				</div>
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									<p><span style="font-weight: 400;">Mais le retard des négociations a surtout été causé par les habituels conflits d&#8217;intérêts entre les différents groupes de pays. Pour Monique Barbut, ministre française de la Transition écologique, les responsables des blocages sont les pays pétroliers comme la Russie, l’Inde ou l’Arabie Saoudite. En effet, deux jours avant la fin prévue des négociations, un brouillon d’accord laissait apparaître des possibilités pour une sortie des énergies fossiles. Si elles étaient insuffisantes, elles constituaient tout de même une avancée.</span></p><p><span style="font-weight: 400;">Pourtant, le 21 novembre, la présidence de la COP dévoile un nouveau brouillon de texte ayant pour but de favoriser le consensus. L’échec est total. Cette nouvelle ébauche exclut totalement la mention de sortie des énergies fossiles et de la déforestation, et ne fait que raviver les tensions. La première à réagir est la ministre colombienne de l’environnement Irene Vélez Torres. Elle quitte la salle des négociations, remplie de colère, déclarant ne pouvoir accepter un texte qui ne traite pas des vrais problèmes et nie la vérité, à savoir “que les combustibles fossiles sont responsables de plus de 80 % des émissions qui provoquent le changement climatique”. Même réaction pour Monique Barbut qui trouve inacceptable l’adoption d’un texte n’incluant pas la mention d’énergie fossile et de déforestation. Les membres de la société civile sont tout aussi déconcertés.</span></p>								</div>
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					<h2 class="elementor-heading-title elementor-size-default">Quelques avancées mitigéeS</h2>				</div>
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									<p><span style="font-weight: 400;">Malheureusement, le samedi 22 novembre, lorsque retentissent les trois coups de marteaux signifiant l’adoption définitive du texte d’accord, celui-ci n’a pas bougé. Il inclut toutefois quelques avancées non-négligeables, à commencer par le triplement du fonds d’aide à l&#8217;adaptation au changement climatique. Mais encore faut-il savoir quoi tripler comme le fait remarquer Réseau Action Climat. Un nouveau fonds a également vu le jour. Il s’agit du Forêts tropicales pour toujours (FTT), implémenté par le Brésil et visant à récompenser financièrement les pays préservant leurs écosystèmes forestiers.</span></p><p><span style="font-weight: 400;">Un autre véritable progrès est à noter. Il s’agit de l&#8217;inscription d’une transition juste au cœur de l’action climatique. Elle vise à la reconnaissance des droits du travail, de la santé ou encore de l’éducation des travailleurs concernés et de toutes les personnes et pays vulnérables, marginalisés, qui devront être accompagnés dans la transition vers un monde durable.</span></p><p><span style="font-weight: 400;">Pour Gaïa Febvre, de Réseau Action Climat, la COP 30 a montré une nouvelle fois que “le multilatéralisme est en détresse et la diplomatie qui a été menée essentiellement derrière des portes closes n’a pas permis de renforcer la confiance dans le processus de la COP”. Si le président brésilien Lula da Silva voulait faire de cette conférence la meilleure de toutes, l’accord final et les conditions dans lesquelles il fut négocié ont sans doute fait tomber la COP 30 parmi les pires de l’histoire.</span></p>								</div>
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		<title>De Berlin à Belém, 30 ans de COP</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Gaspard Bernard]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 10 Nov 2025 09:46:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Biodiversité]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En ce jour d'ouverture de la trentième Conférence des Nations unies sur les changements climatiques qui se tient jusqu'au 21 novembre, à Belém, au Brésil, retour sur les conférences les plus marquantes depuis 1995 et la première COP à Berlin.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<div data-elementor-type="wp-post" data-elementor-id="2404" class="elementor elementor-2404" data-elementor-post-type="post">
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					<h2 class="elementor-heading-title elementor-size-default">Rappel historique<br></h2>				</div>
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									<p><span style="font-weight: 400;">À la fin du 20e siècle, la prise de conscience environnementale s’accélère. En 1990, le Groupe d&#8217;experts intergouvernemental sur l&#8217;évolution du climat (GIEC) publie son premier rapport et confirme la gravité du changement climatique. Deux ans plus tard, en 1992, Rio accueille le troisième Sommet de la Terre. Lors de cette réunion décennale entre les dirigeants mondiaux, est adoptée la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC). Il en ressort la création de conférences annuelles, nommées Conférences des parties (COP). Ainsi, depuis 1995 et la première COP à Berlin, les dirigeants des pays du monde entier se rassemblent chaque année pour tenter de trouver des solutions contre le changement climatique. Certaines d&#8217;entre elles ont marqué les esprits et pas toujours de la bonne manière.</span></p>								</div>
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					<h2 class="elementor-heading-title elementor-size-default"><br>1995, Conférence de Berlin : à jamais la première</h2>				</div>
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									<p><span style="font-weight: 400;">120 pays étaient représentés lors de cette première Conférence des parties qui a instauré les blocages que l’on connaîtra par la suite. En effet, les pays développés refusaient déjà de se voir incomber la responsabilité totale dans le changement climatique, tandis que les pays en développement voulaient d’abord rattraper les pays riches et aviser ensuite sur de potentiels engagements. Ce clivage perdurera jusqu’en 2015 et l’Accord de Paris. Si aucun engagement concret n’a été pris, la COP 1 de Berlin a toutefois permis d’élaborer les premières stratégies de collaboration et de préparer le terrain aux décisions prises lors de la COP de Kyoto deux ans plus tard.</span></p>								</div>
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					<h2 class="elementor-heading-title elementor-size-default"><br>1997, le Protocole de Kyoto : un traité fondateur<br></h2>				</div>
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									<p>Cette troisième COP est peut-être, avec celle de Paris en 2015, la plus importante de l’histoire. Il en ressort le fameux Protocole de Kyoto, premier traité imposant des limites chiffrées aux pays industrialisés. Après d’intenses négociations diplomatiques, il est acté que les pays devront baisser leurs émissions de gaz à effets de serre (GES) d’au moins 5,2 % entre 2008 et 2012 par rapport à 1990. Il propose également une flexibilité dans l’engagement pour ne pas mettre en danger l’économie des pays signataires. Ainsi, chaque pays ou zone économiques avait ses propres objectifs. Par exemple, l’Union européenne devait réduire ses émissions de 8 %, objectif qu’elle a dépassé en atteignant 12 % de réduction. </p><p>Il faut toutefois attendre 2005 pour que le traité entre en vigueur. La raison ? La nécessité d’obtenir la ratification de 55 pays représentant 55 % des émissions mondiales, seuil qui ne sera franchi qu’en 2004 avec la signature de la Russie.</p><p>Si les résultats n’ont pas toujours été à la hauteur des attentes, le Protocole de Kyoto reste encore aujourd’hui comme l’un des traités fondateurs de la lutte mondiale contre les changements climatiques.</p>								</div>
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					<h2 class="elementor-heading-title elementor-size-default"><br>2009, Conférence de Copenhague : le rendez-vous manqué</h2>				</div>
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									<p><span style="font-weight: 400;">Quatre ans après l’entrée en vigueur du Protocole de Kyoto, l’enjeu de la COP 15 était de poursuivre ce qui avait été entrepris en 1997 et donc de fixer des objectifs de réduction de gaz à effets de serre (GES) au-delà de 2012. </span></p><p><span style="font-weight: 400;">Toutefois, les négociations ont été principalement dirigées par quelques pays dont la Chine, les Etats-Unis ou l’Inde et les autres pays représentés n’ont pu que “prendre note” de l’accord lors de la séance de clôture. Or, l’accord n’était pas légalement contraignant et ne proposait aucun objectif chiffré de réduction des GES.</span></p><p><span style="font-weight: 400;">Ainsi, malgré la reconnaissance de la nécessité d’une aide financière au pays en développement, la COP 15 de Copenhague reste une déception et un rendez-vous manqué au regard des ambitions importantes qui avaient été initialement annoncées.</span></p>								</div>
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					<h2 class="elementor-heading-title elementor-size-default"><br>2015, l’Accord de Paris : un accord historique porteur d’espoir</h2>				</div>
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									<p>La COP 21 a été l’une des plus ambitieuses de l’histoire. Les Etats présents avaient pour objectif de poursuivre ce qui avait été négocié à Copenhague et de proposer un accord permettant d’atteindre à terme la neutralité carbone. Il est également le premier accord international sur le climat à caractère universel. En effet, alors que le Protocole de Kyoto n’engageait que les pays industrialisés, l&#8217;Accord de Paris engage également les pays en développement. Il est ratifié par 195 Etats et entre en vigueur en novembre 2016.</p><p>Les objectifs de l’accord de Paris se résument à contenir le réchauffement climatique à 2 °C d’ici 2100 par rapport à l’ère pré-industrielle, tout en poursuivant les efforts pour essayer de limiter la hausse des températures à +1,5 °C. Le troisième objectif est d’atteindre la neutralité carbone, c’est-à-dire un équilibre entre les émissions de GES et l&#8217;absorption permise par les puits de carbone.</p><p>Pour atteindre ces objectifs, les pays déterminent eux-mêmes les efforts et contributions qu’ils doivent mettre en place à travers des plans nationaux appelés Contributions déterminées au niveau national (CDN).</p><p>Toutefois, malgré des négociations et des résultats historiques, l’Accord de Paris comporte d’importantes limites. S’il se voulait contraignant, l’accord n’a pas d’aspect coercitif et ne contient aucune sanction applicable aux pays qui ne respecteraient pas leurs engagements. De plus, faute d’intérêts et de compromis, ni le charbon, ni le pétrole, ne sont mentionnés dans les textes. Enfin, le retrait des Etats-Unis de cet accord représente un handicap conséquent dans l’atteinte des objectifs fixés.</p>								</div>
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					<h2 class="elementor-heading-title elementor-size-default">2022, Conférence de Charm el-Cheikh : un accord mitigé</h2>				</div>
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									<p>Les quelques avancées obtenues lors de la COP 27 en Egypte n’ont, à nouveau, pas permis de cacher le manque d&#8217;ambition des Etats parties. En effet, la signature d’un accord historique sur la création d&#8217;un fonds &#8220;pertes et préjudices&#8221; pour les pays vulnérables a pu faire croire à une conférence réussie, mais la réalité fût toute autre. Au-delà du fait qu’aucun texte ne mentionnât les moyens de financement du fonds, aucun accord n’a été signé concernant la sortie des énergies fossiles et une accélération de la lutte contre le changement climatique.</p>								</div>
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					<h2 class="elementor-heading-title elementor-size-default">2023 et 2024, Conférences de Dubaï et de Bakou : une injure à la lutte environnementale
</h2>				</div>
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									<p>Les COP 28 et 29 ont été vivement critiquées avant même leur commencement. Les Émirats Arabes Unis comme l&#8217;Azerbaïdjan figurent en effet parmi les plus importants exportateurs d’énergies fossiles au monde. Ainsi, la tenue de la plus grande conférence mondiale pour le climat dans ces pays avait de quoi faire parler. </p><p>Par ailleurs, le président de la COP 28 de Dubaï ne fût autre que Sultan Al-Jaber, PDG du groupe pétrolier Abu Dhabi National Oil Company (ADNOC). De plus, lors de cette conférence, l’ONG Global Witness a recensé 2456 lobbyistes représentant les sources d&#8217;énergies fossiles, soit presque 4 à 5 fois plus que pour les deux COP précédentes. Pour ce qui est des résultats de cette conférence, le compromis dérisoire d’une transition hors (« transition away ») des énergies fossiles n’a pas compensé l’inscription d’énergies fossiles comme le gaz au titre d’énergie de transition. De plus, ces accords de simple réduction de consommation des énergies fossiles, ne comportent aucun chiffre et ne sont nullement contraignants.</p><p>Concernant la COP 29 de Bakou, en Azerbaïdjan, les résultats ont une fois de plus été décevants. L’obligation pour les pays riches de tripler leur aide financière aux pays en développement, passant de 100 à 300 milliards de dollars, a été l’une des seules mesures positives, même si les pays en développement réclamaient un montant deux fois plus important. De plus, des pays comme la Chine, Singapour ou les pays du Golfe n’ont toujours pas été inscrits dans la liste des pays devant fournir une aide financière. Et enfin, cerise sur le gâteau, la mention d’une transition vers la sortie des énergies fossiles, seul point positif de la COP précédente à Dubaï, n’a pas été mentionnée.</p>								</div>
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									<p>Trente ans après l’instauration des COPs, les Etats signataires sont loin d’atteindre leurs objectifs, ne faisant que repousser leurs efforts concrets à plus tard. Dans un récent rapport, 60 scientifiques, dont d’anciens membres du GIEC, ont d&#8217;ailleurs alerté sur la désormais impossibilité de limiter le réchauffement climatique à 1,5 °C par rapport à l’ère préindustrielle, les efforts des Etats étant insuffisants.</p><p>C’est donc dans un contexte alarmant que va se tenir la COP 30 à Belém, au Brésil, un lieu hautement symbolique aux portes de l’Amazonie. Entre tentatives de limiter la hausse des températures à +1,5 °C et volonté de mettre en œuvre concrètement des engagements pris depuis les Accords de Paris de 2015, les objectifs annoncés ne semblent pas si différents des autres COP. Pour ce qui est de l’absence annoncée des Etats-Unis, certains y voient comme une occasion d’aboutir plus facilement à des avancées significatives quand d’autres craignent qu’elle ne handicape l’atteinte d’objectifs concrets.</p>								</div>
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		<title>Cold Case &#8211; Le scandale du chlordécone</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Théo Chiron]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 02 Mar 2025 11:26:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Biodiversité]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pendant plus de vingt ans, la Martinique et la Guadeloupe ont été contaminées par le chlordécone, un pesticide toxique interdit en métropole dès 1990 mais autorisé jusqu’en 1993 dans les Antilles françaises. Aujourd’hui, neuf habitants sur dix portent encore ce poison dans leur sang, et l’environnement restera pollué pour des siècles. Pourquoi l’État français a-t-il fermé les yeux sur ce scandale sanitaire et environnemental ? Mépris, héritage colonial ou simple aveuglement économique ? Malgré une reconnaissance officielle de responsabilité, la justice peine à suivre. Entre luttes locales et inertie institutionnelle, retour sur l’un des plus grands scandales d’empoisonnement du XXe siècle.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<div data-elementor-type="wp-post" data-elementor-id="2330" class="elementor elementor-2330" data-elementor-post-type="post">
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					<h2 class="elementor-heading-title elementor-size-default">Un peu de contexte...</h2>				</div>
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									<p>En naissant en Guadeloupe, j’ai été condamné à avoir le cancer dans le sang à cause d’une substance qui empoisonne mon île : le chlordécone. Soupçonné de favoriser le cancer de la prostate, le chlordécone est un pesticide qui a été massivement utilisé en Martinique et en Guadeloupe pendant plus de 20 ans, malgré de nombreuses alertes sur sa dangerosité. Ce scandale d&#8217;État est le résultat d’une décision lourde de conséquences : l’État français a autorisé l’utilisation du chlordécone jusqu’en 1993 dans les Antilles françaises, alors qu’il l’avait interdit en France métropolitaine dès 1990. Une telle différence de traitement interroge : s’agit-il de mépris, de résidus coloniaux, ou simplement d’un désintérêt profond pour les populations et les terres ultramarines ?</p><p>La population de ces îles, tout comme leurs terres, a été empoisonnée par ce pesticide utilisé pour combattre le charançon du bananier, un insecte venu d’Asie menaçant l’industrie bananière. Le chlordécone, appartenant à la famille des organochlorés, est une substance extrêmement résistante à la dégradation, rendant son élimination quasiment impossible. Autrement dit, ses effets perdureront pendant plusieurs siècles.</p><p>Pendant plus de deux décennies, et malgré des alertes répétées, l’État français et l’industrie bananière ont persisté dans l’usage de ce produit, privilégiant la rentabilité économique au détriment de la santé humaine et de l’environnement. Les Antillais, empoisonnés hier, continuent d’en subir aujourd’hui les répercussions sanitaires, sociales et écologiques.</p><p>Face à cet empoisonnement institutionnel, les politiques mises en œuvre par l’État pour réparer cette faute initiale restent timides, souvent déconnectées des réalités locales, voire inexistantes. Ce scandale sanitaire et environnemental, né dans les années 1970, illustre la fracture profonde entre la métropole et ses outre-mer, tout en alimentant une colère légitime qui ne cesse de croître dans ces territoires.</p>								</div>
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					<h2 class="elementor-heading-title elementor-size-default">Un aperçu historique </h2>				</div>
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									<p>Le scandale du chlordécone est l’illustration d’une négligence orchestrée où alertes, protestations et intérêts économiques se heurtent dans un ballet cynique. Au cœur de cette tragédie environnementale et humaine, l’État français tient le rôle de chef d’orchestre.</p><p>Tout commence en 1968, lorsque la Commission des Toxiques, chargée d’évaluer les produits phytosanitaires, examine une demande concernant une nouvelle substance américaine, le « Kepone ». Rejeté deux années consécutives pour sa dangerosité avérée, ce produit, fabriqué à Hopewell aux États-Unis, reçoit pourtant une autorisation provisoire en 1972. Pourquoi ce retournement ? Quelles pressions ou intérêts ont pesé sur cette décision ? Le lobbying des groupes agroalimentaires et la volonté de préserver une économie agricole fragile suffisent à expliquer pourquoi l’État décide d’assouplir ses règles.</p><p>Ainsi, dès 1972, les premiers épandages de chlordécone débutent dans les Antilles françaises. Sous prétexte de combattre le charançon du bananier, la Commission des Toxiques valide l’usage de ce produit reconnu dangereux, bien qu’à titre provisoire. Pourtant, cette autorisation temporaire ne sera jamais remise en question. Pendant ce temps, des études menées aux États-Unis dans les années 1970 révèlent la toxicité élevée du chlordécone : effets neurotoxiques, reprotoxiques, et risques sanitaires multiples. Face à ces évidences, les autorités américaines prennent une décision forte et l’interdisent dès 1976. Mais en France, l’État ferme les yeux.</p><p>Pire encore, dans les plantations antillaises, les travailleurs de la banane manipulent cette substance à mains nues, exposés à un poison que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) classera en 1979 comme « cancérogène possible pour l’humain ». Au lieu d’agir, le gouvernement de l’époque choisit de continuer. En 1981, une nouvelle formulation, le « Curlone », est autorisée par la Commission des Toxiques pour une utilisation continue. L’objectif est clair : prioriser la rentabilité de l’industrie bananière, au mépris des vies humaines.</p><p>Ce n’est qu’en 1990 que le chlordécone est interdit en France… mais uniquement en métropole. Aux Antilles, sous le gouvernement Rocard II, des dérogations prolongent l’utilisation de ce pesticide toxique, sous couvert d’intérêts économiques. Il faut attendre 1993 pour que cette substance soit enfin interdite, marquant la fin officielle d’un empoisonnement institutionnalisé.</p><p>Mais à quel prix ? Aujourd’hui, l’environnement antillais reste contaminé pour environ 7 siècles. Pire encore, certains travailleurs témoignent que l’usage du chlordécone a perduré bien après son interdiction. Ce scandale incarne une faillite totale de l’État : aveuglement volontaire, soumission aux pressions économiques et mépris des populations ultramarines. Une histoire gravée dans le sol et le sang des Antilles, témoignant de l’ampleur d’un désastre dont les cicatrices restent béantes.</p>								</div>
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					<h2 class="elementor-heading-title elementor-size-default">Réparer les conséquences d’un scandale d’Etat</h2>				</div>
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									<p>Aujourd’hui, 9 personnes sur 10 vivant en Martinique ou en Guadeloupe sont contaminées par le chlordécone. Ce cancérigène potentiel se retrouve désormais dans tous les aspects de la vie des Antillais : dans la nourriture, l’eau, les sols, les nappes phréatiques et même dans les mers. L’environnement, condamné pour près de 700 ans, reste à la fois la source de vie de la population antillaise et le vecteur de leur contamination. L’idée d’une décontamination vient alors tout naturellement à l’esprit. Malheureusement, bien que cette piste ait été explorée, elle n’a pas été retenue par l’État, qui l’a jugée trop onéreuse. La France n’a donc pas pris de position forte pour décontaminer les sols antillais et aider les populations locales à sortir de leur calvaire.</p><p>Quant à l’idée d’une indemnisation, elle a également été envisagée, mais avec des résultats similaires. Les pouvoirs publics ne souhaitent pas pleinement emprunter cette voie. Bien que des avancées soient à noter pour les travailleurs de la banane, leur possibilité d’être indemnisés en cas de cancer de la prostate est limitée par des conditions très restrictives. Par exemple, seul le cancer de la prostate est concerné, or, des femmes travaillent également dans la banane. Bien qu’elles soient moins exposées à ce type de cancer, d’autres risques existent, comme les maladies métaboliques. De plus, ne reconnaître que le cancer de la prostate revient à omettre les effets négatifs plus larges du chlordécone sur la santé.</p><p>Selon l’association Vivre Guadeloupe, ces conditions excluent 90 % de la population antillaise d’avoir accès à une prise en charge, alors même que 90 % de cette population est contaminée.</p><p>Pour répondre à ces enjeux sanitaires et environnementaux, l’État a néanmoins mis en place ce que l’on appelle les plans chlordécone. Le premier, le Plan Chlordécone I, a été lancé en 2008, soit 15 ans après la fin officielle de l’utilisation du produit, alors que l’État connaissait la dangerosité de cette substance. Depuis 2021, et jusqu’en 2027, c’est le Plan Chlordécone IV qui est en cours. Mais, comme ses prédécesseurs, les résultats de ce plan sont mitigés. L’efficacité reste limitée en l’absence de politiques d’envergure. La décontamination étant jugée inenvisageable, les mesures prises ne permettent que de réduire de manière marginale les impacts de ce pesticide, qui continueront de se faire sentir pendant des siècles.</p><p>Par ailleurs, au-delà d’avoir continué à distribuer du chlordécone aux Antilles en autorisant des dérogations alors qu’il était interdit en métropole, Joël Beaugendre, ancien maire de Capesterre-Belle-Eau en Guadeloupe et ancien député, a révélé en septembre 2018 lors d’une commission d’enquête parlementaire l’existence de stocks de chlordécone enfouis aux Abymes (Guadeloupe), sous le lycée agricole du Jardin d’Essai. Pourtant, depuis 1993, le chlordécone « ne peut plus être ni répandu ni stocké », selon la loi.</p><p>L’émission <i>Complément d’enquête</i>, diffusée fin février sur France 2, a révélé le témoignage d’un responsable du service de protection des végétaux du ministère de l’Agriculture. Celui-ci a admis avoir participé à l’enfouissement clandestin de chlordécone. Il a confié : « Au lieu d’envoyer ça dans la nature, l’État a fait un trou et l’a mis là-dedans (…) On l’a fait avec mon chef de service dans un endroit propice, on l’a enterré. »</p><p>Ainsi, l’État aurait failli à l’une de ses missions principales : la protection de ses citoyens. Si la France a effectivement enfoui ces stocks de manière consciente, le scandale en serait d’autant plus grave. Ne pas reconnaître cette responsabilité affecterait considérablement la mémoire collective et la possibilité d’un pardon des Antillais.</p><p>Le scandale, dans sa globalité, a été reconnu par l’État français à deux reprises. La première a eu lieu en 2019, lorsque le président Emmanuel Macron, en déplacement en Martinique, a prononcé ces mots : « scandale environnemental », tout en admettant que l’État avait autorisé l’utilisation prolongée de ce pesticide malgré la connaissance de ses effets nocifs. Cette reconnaissance a marqué un tournant, même si elle n’a pas pleinement satisfait les attentes des victimes en termes de justice et de réparation. D’autant plus que le volet sanitaire du scandale semble avoir été laissé de côté.</p><p>La deuxième reconnaissance de l’État est intervenue en février 2023, lorsque le Parlement français a officiellement reconnu la responsabilité de l’État dans le scandale du chlordécone. Ce texte, voté par l’Assemblée nationale puis par le Sénat, qualifie l’exposition au chlordécone de catastrophe sanitaire et environnementale en Martinique et en Guadeloupe, reconnaissant que l’État a permis l’utilisation prolongée de ce pesticide malgré ses dangers avérés.</p><p>Ces deux reconnaissances représentent des étapes nécessaires pour panser la plaie béante créée par ce scandale entre les Antilles françaises et l’État central. Cependant, les Guadeloupéens et les Martiniquais demandent avant tout justice.</p>								</div>
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					<h2 class="elementor-heading-title elementor-size-default">Une soif de justice de l’Outre-mer</h2>				</div>
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									<p>La quête de justice liée à ce scandale sanitaire et écologique a commencé peu après la prise de conscience des habitants de Martinique et de Guadeloupe. Dès 2006, des associations martiniquaises et guadeloupéennes, ainsi que des citoyens, ont porté plainte contre l&#8217;État pour <strong>empoisonnement, mise en danger de la vie d&#8217;autrui et atteinte à l&#8217;environnement,</strong> soit 13 ans après l’interdiction du chlordécone en 1993. L’affaire a été confiée à des juges d’instruction à Paris, qui ne se sont à aucun moment déplacés dans les Antilles françaises durant l’instruction. Cette dernière a été marquée par une lenteur extrême : 14 ans d’attente pour que les victimes sachent si leur affaire serait jugée ou non. Cette inaction judiciaire a suscité de vives critiques. En janvier 2023, les juges ont clôturé l’instruction sans poursuivre les responsables, invoquant la difficulté d’établir des responsabilités individuelles et la prescription des faits.</p><p>Cette décision a provoqué un tollé parmi les Antillais, qui se sont sentis une fois de plus lésés et marginalisés au sein de la société française. Elle a été vivement critiquée par des associations, des citoyens et certains élus locaux, qui dénoncent une <b>justice inaccessible face aux scandales environnementaux et sanitaires</b>. Des manifestations ont éclaté dans les Antilles, accompagnées d’appels à réformer le cadre judiciaire pour empêcher la prescription dans ce type d’affaire. Perçue comme une défaite judiciaire, cette décision a ravivé la colère et renforcé les revendications pour une reconnaissance pleine et entière des torts causés par l’État français.</p><p>En 2018, plusieurs associations de victimes, dont le <b>Collectif des ouvriers empoisonnés par les pesticides</b>, ont déposé une plainte collective pour dénoncer les conséquences sanitaires du chlordécone. Elles réclament la reconnaissance officielle des impacts sur la santé, notamment l’augmentation alarmante des cas de <b>cancers de la prostate</b> dans les Antilles françaises, où l’exposition à ce pesticide est largement documentée. Ces victimes demandent également la création d’un <b>fonds d’indemnisation</b> similaire à celui mis en place pour les victimes de l’amiante. Bien que cette démarche n’ait pas encore abouti à des mesures concrètes, elle illustre la persévérance des efforts pour obtenir justice et réparation. Elle met aussi en lumière les réticences de l’État à assumer pleinement ses responsabilités envers les citoyens.</p><p>En 2019, une avancée significative a été réalisée avec la reconnaissance de certains cancers liés au chlordécone comme <b>maladies professionnelles</b>. Cette mesure a permis à plusieurs travailleurs agricoles, qui avaient manipulé le pesticide, de recevoir des indemnisations partielles. Cependant, elle reste insuffisante pour de nombreux acteurs locaux, comme l’association <b>Vivre Guadeloupe</b>, qui estiment que l’État doit élargir ce dispositif à d’autres pathologies et prendre en compte les effets sanitaires sur la population générale, exposée au chlordécone à travers l’environnement et la chaîne alimentaire. En effet, cette reconnaissance ne couvre qu’une infime partie des victimes : alors que 90 % de la population antillaise est affectée par cette contamination, seules 10 % des personnes concernées pourraient prétendre à une indemnisation.</p><p>Face à l’inaction judiciaire en France, plusieurs associations et citoyens envisagent désormais de porter l’affaire devant des juridictions internationales, telles que la <b>Cour européenne des droits de l’homme (CEDH)</b>. Ils dénoncent les manquements de l’État français à ses obligations sanitaires et environnementales, ainsi qu’une <b>violation des droits fondamentaux</b>, notamment le droit à la santé et à un environnement sain. Bien que ces démarches soient encore exploratoires, elles traduisent une volonté croissante de placer cette affaire sur la scène internationale, dans l’espoir d’obtenir des décisions contraignantes ou des réparations pour les populations antillaises. Par ailleurs, devoir saisir des instances internationales ne fait qu’éroder davantage la confiance des Martiniquais et des Guadeloupéens envers les institutions étatiques françaises.</p><p>Malcom Ferdinand, chercheur au CNRS spécialisé dans les interactions entre histoire coloniale et problématiques environnementales dans la Caraïbe, a des mots forts pour qualifier la gestion de cette affaire. L’instruction et les procès, systématiquement délocalisés à Paris, ont empêché les parties civiles, souvent après un long trajet vers la métropole, d’assister à certaines audiences. Face à la décision controversée de non-lieu, Malcom Ferdinand évoque une forme de <b>justice coloniale</b>. Il déclare : « Le processus autour du chlordécone porte la marque d’une justice coloniale », ajoutant que certaines pratiques traduisent encore le passé colonial de la France dans ses anciennes colonies. Selon lui, il subsiste une <b>“déshumanisation persistante” des Antillais</b>, renforçant la perception d’un mépris institutionnel envers ces territoires et leurs habitants.</p>								</div>
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					<h2 class="elementor-heading-title elementor-size-default">Le chlordécone à la racine du mal</h2>				</div>
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									<p>Le chlordécone n’est pas seulement un poison chimique, c’est le reflet d’un modèle destructeur où l’environnement, la santé et la dignité humaine sont sacrifiés sur l’autel du profit. Ce scandale incarne une double tragédie : celle d’une catastrophe écologique d’une ampleur inédite et celle d’un désastre sanitaire qui empoisonne des générations.</p><p>Aujourd’hui, les terres des Antilles, autrefois nourricières, sont devenues le théâtre d’une contamination durable qui persistera pendant des siècles. Nos rivières, nos sols et nos nappes phréatiques portent encore la marque de cette négligence. Et ce poison continue de circuler, insidieux, dans les corps et les esprits de ceux qui vivent ici.</p><p>Mais ce n’est pas qu’un problème antillais, c’est un échec global. Le scandale du chlordécone révèle l’urgence d’une transition écologique mondiale, d’un changement radical dans nos pratiques agricoles et dans la gestion des substances toxiques. Il questionne la logique d’un système économique qui, pour nourrir quelques-uns, détruit les écosystèmes et condamne des peuples à subir des choix qu’ils n’ont pas faits.</p><p>Moi qui suis né en Guadeloupe, je ne peux pas rester insensible face à ce drame. Je vois ces plages et ces terres, à la fois magnifiques et meurtries, comme le symbole d’un combat qui nous dépasse. Il ne s’agit pas seulement de restaurer l’environnement des Antilles, mais de tirer des leçons pour éviter d’autres désastres ailleurs.</p><p>Le chlordécone, comme le glyphosate ou d’autres pesticides, est l’exemple criant d’une écologie défaillante, où les décisions politiques privilégient les rendements agricoles au mépris des écosystèmes et des vies humaines. Il nous rappelle que l’agriculture peut et doit être repensée pour coexister avec la nature, pas contre elle.</p><p>Pourtant, il est encore temps d’agir. Non seulement pour décontaminer, réparer et protéger les terres antillaises, mais aussi pour ériger ce scandale en leçon universelle. Ce combat est celui de la justice environnementale, et il nous appelle à construire un avenir où le respect de la Terre et de ses habitants passe avant tout.</p><p>Le chlordécone est un avertissement. Et si nous n’y répondons pas aujourd’hui, ce sont d’autres terres, d’autres vies, et d’autres générations qui en paieront le prix. Ce n’est pas seulement un combat des Antilles. C’est le combat de tous ceux qui, à travers le monde, refusent de céder à l’empoisonnement de notre planète. Reprendre le pouvoir sur nos terres et nos vies, c’est bâtir un avenir où chaque combat local devient une victoire pour une écologie populaire.</p>								</div>
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		<title>L&#8217;écologie sacrifiée : comment le budget Bayrou compromet la transition écologique ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Théo Chiron]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 26 Feb 2025 18:40:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Un budget sous tension, des coupes brutales et un signal clair : l’environnement passe au second plan. En réduisant de 14 % les crédits du ministère de la Transition écologique, le gouvernement Bayrou fait le choix d’une austérité qui pourrait coûter bien plus cher à l’avenir. Moins d’aides pour la rénovation énergétique, un Fonds vert amputé de moitié, et une fracture sociale qui s’aggrave : ce budget ne répond ni aux enjeux climatiques ni aux impératifs de justice sociale. Alors que l’Europe accélère sa transition, la France prend-elle du retard ?</p>
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					<h2 class="elementor-heading-title elementor-size-default">Un budget austère via l’article 49.3</h2>				</div>
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									<p>Le gouvernement Bayrou vient d&#8217;adopter, via l&#8217;article 49.3, un budget 2025 qui se veut exemplaire en matière de rigueur budgétaire. Cette rigueur a un coût élevé pour l&#8217;écologie et les transitions. Selon le quotidien Le Monde, alors que l&#8217;objectif affiché est de ramener le déficit public à 5,4 % du PIB, cette démarche s&#8217;inscrit dans une politique d&#8217;austérité qui relègue l&#8217;environnement au second plan, au risque de compromettre les efforts nécessaires pour une justice sociale indispensable.</p>								</div>
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					<h2 class="elementor-heading-title elementor-size-default">Des coupes budgétaires alarmantes pour la transition écologique</h2>				</div>
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									<p>Le revers de la médaille est illustré par des chiffres alarmants. Le ministère de la Transition écologique voit son budget diminuer de 14 %, tombant ainsi à 21 milliards d&#8217;euros pour 2025. Parmi les dispositifs majeurs, MaPrimeRénov’ – un outil essentiel pour la rénovation énergétique de 2 millions de logements – voit son financement se réduire de 3,3 à 2,3 milliards d&#8217;euros, représentant une baisse de près de 30 %. Une autre difficulté pour les collectivités : le Fonds vert, qui soutient les initiatives locales de transition, est réduit de 2,5 milliards à 1,1 milliard d&#8217;euros, soit une compression de plus de 50 % des ressources mises à disposition, selon le journal L&#8217;info durable.</p>								</div>
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					<h2 class="elementor-heading-title elementor-size-default">Des chiffres qui laissent penser que l’écologie est sacrifiée</h2>				</div>
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									<p>Ces coupes budgétaires sont significatives. Elles interviennent dans un contexte où la France doit faire face à des défis majeurs : réduire ses émissions de CO₂, atteindre les objectifs de la Stratégie Nationale Bas-Carbone et répondre à la fois à une crise énergétique et à l&#8217;appauvrissement des ménages. Selon certains économistes, chaque euro économisé aujourd&#8217;hui dans le domaine de l&#8217;écologie pourrait entraîner des coûts jusqu&#8217;à cinq fois supérieurs demain en dépenses d&#8217;urgence. Marine Tondelier, secrétaire nationale des écologistes, exprime clairement son indignation :</p><p><em>« Les réductions budgétaires dans le secteur environnemental sont une erreur stratégique. Sacrifier l&#8217;investissement vert aujourd&#8217;hui, c&#8217;est compromettre notre capacité à éviter des coûts environnementaux et sociaux exponentiels demain. »</em></p>								</div>
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					<h2 class="elementor-heading-title elementor-size-default">Les conséquences sociales : une justice sociale oubliée</h2>				</div>
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									<p>Au-delà des chiffres, il s&#8217;agit d&#8217;une véritable question de justice sociale. Réduire les aides à la rénovation énergétique condamne les ménages modestes à rester dans des logements énergivores, entraînant des factures d&#8217;énergie en constante augmentation et aggravant la fracture sociale. Loin de servir l&#8217;intérêt général, ces choix budgétaires risquent de creuser un fossé déjà béant entre les quartiers favorisés, où les rénovations peuvent être menées, et les zones défavorisées qui resteront bloquées dans une précarité énergétique.</p>								</div>
				</div>
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					<h2 class="elementor-heading-title elementor-size-default">Les enjeux européens et le risque d’un retard sur la transition verte</h2>				</div>
				</div>
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									<p>Cette politique d&#8217;austérité soulève également des enjeux à l&#8217;échelle européenne. Dans un contexte où l&#8217;Union Européenne s&#8217;est engagée dans une transition verte ambitieuse avec le Pacte vert (<i>Green Deal</i>) pour l&#8217;Europe, la France, en réduisant de manière significative ses investissements dans la transition écologique, risque de retarder ses engagements européens. Les conséquences sont diverses : perte de compétitivité des secteurs verts, freins à l&#8217;innovation dans le secteur des énergies renouvelables et difficulté accrue à atteindre les objectifs climatiques fixés pour 2030 et au-delà. Ces différents enjeux sont pourtant une part importante de l’avenir de la position française au sein de l’UE.</p>								</div>
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					<h2 class="elementor-heading-title elementor-size-default">Un avenir compromis par une politique austéritaire</h2>				</div>
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									<p>En définitive, le nouveau budget Bayrou, en sacrifiant l&#8217;écologie sur l&#8217;autel de la rigueur budgétaire, envoie un signal inquiétant quant aux priorités gouvernementales. Alors que l&#8217;urgence climatique et la nécessité d&#8217;une justice sociale s&#8217;imposent, cette politique risque non seulement de compromettre la transition écologique, mais également de générer des coûts bien plus élevés, tant sur le plan environnemental que social, dans les années à venir. L&#8217;avenir de notre planète ne devrait pas être négocié au nom d&#8217;une austérité qui ignore les enjeux réels de demain.</p>								</div>
				</div>
					</div>
				</div>
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		<title>ZOOM &#8211; Loi sur la fast fashion</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Anaïs Leclercq]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 26 Feb 2025 18:00:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Adoptée le 14 mars 2024, une nouvelle loi française cible la fast fashion en imposant un éco-score, des pénalités financières et une interdiction de publicité dès 2025. Ce tournant législatif rappelle les défis posés par l’industrie textile sur l’environnement, abordés dans notre précédent article sur la pollution des vêtements ultra-jetables. Ce Zoom fait également écho à un précédent article sur la fast fashion d'Anaïs. Pour aller plus loin, découvrez comment ces mesures s’attaquent aux géants du secteur !</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<div data-elementor-type="wp-post" data-elementor-id="2265" class="elementor elementor-2265" data-elementor-post-type="post">
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									<p><strong>Cette loi vise à lutter contre la fast-fashion grâce à plusieurs mesures phares</strong>.</p>								</div>
				</div>
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					<h2 class="elementor-heading-title elementor-size-default">Définition de la fast-fashion dans le Code de l’environnement</h2>				</div>
				</div>
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									<p>Pour encadrer cette mode “jetable”, la loi introduit dans le Code de l’environnement une définition précise de la fast-fashion : “la mise à disposition ou la distribution d’un grand nombre de nouvelles références de vêtements ou d’accessoires neufs sur une période donnée, dépassant certains seuils.”<br />Cette définition inclut également les plateformes en ligne, comme Temu, qui proposent des produits issus de divers vendeurs.</p>								</div>
				</div>
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					<h2 class="elementor-heading-title elementor-size-default">Information des consommateurs</h2>				</div>
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				<div class="elementor-widget-container">
									<p>Dans un souci de sensibilisation, les sites identifiés comme relevant de la fast-fashion devront publier des messages informant les consommateurs de l’impact environnemental de leurs produits. Ces messages devront aussi encourager des pratiques telles que la sobriété, le recyclage et la réparation.<br />De plus, face aux attentes croissantes des consommateurs pour plus de transparence concernant l’empreinte carbone de l’industrie textile (estimée à 1,2 milliard de tonnes de CO2 par an), la loi prévoit la mise en place d’un éco-score. Ce critère de durabilité, déjà expérimenté dans le secteur textile entre 2020 et 2022, entrera prochainement en vigueur.</p>								</div>
				</div>
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					<h2 class="elementor-heading-title elementor-size-default">Incitations et pénalités environnementales</h2>				</div>
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									<p>À partir de 2025, des primes ou des pénalités seront appliquées aux produits textiles en fonction de leur impact environnemental. Les articles présentant le plus mauvais éco-score seront soumis à des pénalités dissuasives, débutant à 5 euros par produit.</p>								</div>
				</div>
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					<h2 class="elementor-heading-title elementor-size-default">Interdiction de la publicité pour la fast-fashion</h2>				</div>
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									<p>L’une des mesures les plus marquantes prévoit l’interdiction, dès le 1er janvier 2025 des publicités pour les produits et marques de fast-fashion. Les entreprises qui ne respecteront pas cette disposition s’exposeront à des amendes.</p>								</div>
				</div>
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					<h2 class="elementor-heading-title elementor-size-default">Un pas vers une mode plus durable</h2>				</div>
				</div>
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									<p>Adoptée pour promouvoir la sobriété et lutter contre la surconsommation et la surproduction,<br />cette loi ambitionne de réduire durablement l’impact environnemental de l’industrie textile.<br />Elle marque une avancée significative pour les défenseurs d’une mode plus responsable.</p>								</div>
				</div>
					</div>
				</div>
				</div><p>The post <a href="https://greenfluencemedia.fr/politique/zoom-loi-sur-la-fast-fashion/">ZOOM – Loi sur la fast fashion</a> first appeared on <a href="https://greenfluencemedia.fr">Greenfluence Média</a>.</p><p>L’article <a href="https://greenfluencemedia.fr/politique/zoom-loi-sur-la-fast-fashion/">ZOOM &#8211; Loi sur la fast fashion</a> est apparu en premier sur <a href="https://greenfluencemedia.fr">Greenfluence Média</a>.</p>
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		<title>Augmentation significative des avalanches rocheuses  : l’impact de la  hausse des températures</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Lola Walther]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 11 Feb 2025 16:59:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://greenfluencemedia.fr/?p=2272</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le nombre de catastrophes environnementales en milieux montagneux a fortement augmenté durant ces dernières années, notamment suite au dérèglement climatique émanant des activités humaines et de leurs pollutions. Les évènements récents ainsi que la gravité de leurs impacts sur les territoires (destruction de vallées entières, infrastructures,etc) et sur les populations (blessés, morts) illustre le fait que les espaces montagneux ne sont pas épargnés par l’augmentation des températures moyennes, ou du dérèglement des saisons.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div data-elementor-type="wp-post" data-elementor-id="2272" class="elementor elementor-2272" data-elementor-post-type="post">
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									<p>Il est désormais reconnu que les zones avec une altitude élevée connaissent une augmentation plus rapide des températures, soit l’<i>elevation-dependent warming </i>(<b><i>EDW</i></b>, « réchauffement dépendant de l’altitude »). Nous savons aujourd’hui que depuis 1950 le réchauffement observé dans ces zones de haute altitude est de 25 % à 50 % plus rapide que sur le reste de la planète. </p><p>Les effondrements du glacier de la Marmolada (3 juillet 2022, Italie) et d’un pan rocheux dans la vallée de la Maurienne ( 27 aout 2023, Savoie, Alpes) représentent l’ampleur de ces catastrophes qui entraîne la chute de plusieurs milliers de mètres cubes de roche et de glace. Ces éboulements surviennent après une élévation de la température en altitude, notamment lors de l’effondrement mortelle d’une partie du glacier de la Marmolada, faisant 6 morts et 8 blessés dans le massif des Dolomites (Alpes italiennes) avec une température mesurée la veille de plus de 10°C, précoce à cette période de l’année. </p><p>Ces évènements nouveaux deviennent de plus en plus récurrent dans ces zones fragiles , notamment suite aux impacts directs qu’ont l’augmentation des températures sur la composition des sols rocheux.</p>								</div>
				</div>
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					<h2 class="elementor-heading-title elementor-size-default">Pourquoi une telle fragilisation des roches ? </h2>				</div>
				</div>
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				<div class="elementor-widget-container">
									<p>Les roches sédimentaires sont le type de roche les plus soumises au processus d’altération, soit le processus de fragmentation de la roche la transformant en sédiments (processus pouvant se dérouler en profondeur). Ce processus est différent de celui d’érosion, qui se déroule en surface et qui peut être défini comme l’usure et la transformation subie par la roche au contact de l’atmosphère. </p><p>L’altération peut être illustrée comme la création de multiples fissures dans de la roche, jusqu’à ce qu’un bloc de roche entier se détache de la montagne et se transforme en amas de cailloux après l’avalanche rocheuse. </p><p>Ainsi l’altération mécanique donne lieu à une augmentation des fentes dans les roches (morcellement de la roche), notamment par le biais de 4 agents : </p><ul><li>l’altération par la glace (cryoclastie)</li><li>l’altération par la température (thermoclastie) </li><li>l’altération par précipitation du sel </li><li>l’altération par des racines </li></ul><p>La thermoclastie correspondant à l’alternance entre des températures élevées et (ou) basses (chaud/froid) est l’agent le plus actif dans l’altération mécanique qui touche l’effondrement des pans rocheux, car cela va avoir un grand impact sur les fentes dans les roches. En effet les fissures dans la roche vont pouvoir accueillir de l’eau, or quand l’eau va se transformer en glace (alternance hiver/été) le volume occupé par la glace va être beaucoup plus important et cela va effectuer une pression sur le roche, ce qui va d’avantages agrandir les fentes. <b><i>(voir shéma) </i></b></p>								</div>
				</div>
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									<p>Si une alternance a lieu entre des températures basses puis hautes et ainsi de suite, la glace présente dans les fissures va pouvoir fondre, et ces fissures vont pouvoir contenir encore plus d’eau suite à leur élargissement avec la pression faite par la glace. Ensuite cette eau va re-geler en prenant encore plus de place ce qui exacerbe la pression effectuée sur la roche. En résumé, plus l’eau se solidifie puis se liquéfie plusieurs fois d’affilées, plus les fentes vont s’élargir et plus la roche va ressembler à un gruyère. Ainsi des pans rocheux sont plus à même de se décrocher suite à l’augmentation de la taille et du nombre de fentes dans la roche, du fait de la fragilisation continue de la roche par la thermoclastie et sa pression soumise sur la roche.</p>								</div>
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					<h2 class="elementor-heading-title elementor-size-default">Les impacts concrets du réchauffement des températures sur les milieux montagneux</h2>				</div>
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									<p>Dans les zones de haute altitude notamment, on peut retrouver sur la roche une couche de pergélisol (aussi connu sous le nom de <i>permafrost </i>en anglais) qui est un sol en permanence gelé. Ce sol est composé de glace, de matière organique, d’eau et d’air. Il peut ainsi être retrouvé dans les zones arctiques et dans les zones montagneuses où il y a des glaciers, soit dans des zones où les températures sont relativement basses. La couche de pergélisol est majoritairement mise à l’abri sous une couverture neigeuse durant la plus grande partie de l’année voire l’année complète, ce qui permet de conserver des températures basses dans les sols qui préserve le pergélisol et la glace qui se trouve dans les fentes rocheuses. </p><p>Or avec l’augmentation sans précédent des températures moyennes dans les zones de haute altitude, la couverture neigeuse tend à disparaître très rapidement, ce qui ne lui permet plus de protéger le glacier ainsi que le pergélisol en dessous. Ces deux éléments se retrouvent donc également exposés aux changements de températures, ce qui provoque de plus en plus une liquéfaction de la glace et du pergélisol. </p><p>En reprenant les processus vu précédemment, cela permet de comprendre la façon dont les sols vont se fragiliser et provoquer des effondrements de parties de glacier ou de pans rocheux. Le mécanisme de la thermoclastie va pousser à un élargissement conséquent des fissures rocheuses suite à la fonte et re-fonte de l’eau qu’elles contiennent, or lorsque ces fissures sont devenues trop larges et que la glace fond, alors plus rien ne retient le bloc rocheux qui va se détacher et créer un éboulement potentiellement mortel. L’avalanche rocheuse dans la vallée de la Maurienne le 27 août</p><p>2023 en Savoie a eut ainsi lieu après l’observation sur plusieurs jours de températures supérieures à la normale et pouvant atteindre jusqu’aux 10 degrés Celsius.</p>								</div>
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					<h2 class="elementor-heading-title elementor-size-default">En résumé...</h2>				</div>
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									<p>Le dérèglement climatique expose les milieux montagneux à de nouveaux risques notamment celui accru des éboulements de pans rocheux et de glaciers suite à l’augmentation des températures. Si ces évènements ont de multiples conséquences sur la sécurité pour les populations et espèces animales et végétales évoluant dans ces milieux, cela va poser un plus large problème concernant les réserves d’eau que représentent les glaciers. Leur éboulement et leur fonte peut être considéré comme l’amorce de leur disparition dans les prochaines années, alors qu’ils représentent une réserve essentielle d’eau et d’énergie pour tous les territoires.</p>								</div>
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		<title>UE-MERCOSUR : UN ACCORD AUX DÉPENS DE L’ECOLOGIE ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Paul-Archibald Giraud]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 02 Feb 2025 14:39:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Conclu le 6 décembre 2024 après 25 ans de négociations, l’accord UE-Mercosur reste contesté. Fragilisée par la crise, l’UE voit ses idéaux libéraux remis en question. Les votes sont prévus en 2025. Pourquoi tant de tensions ?</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<div data-elementor-type="wp-post" data-elementor-id="2180" class="elementor elementor-2180" data-elementor-post-type="post">
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									<p>C’est sûrement l’un des accords les plus anciens mené par l’Union européenne. Après vingt-cinq ans de négociation, la Présidente de la Commission européenne a conclu le 6 décembre 2024 les négociations du traité avec les chefs d’Etat de quatre pays du Mercosur. Malgré sa signature, l’accord est loin de faire l&#8217;unanimité entre les chefs d’État, au Parlement et au sein de la société civile. L’Union européenne de 2024 a été traversée par la crise de la Covid-19, une augmentation de la dette sans précédent, le retour de la guerre sur son territoire et doit se préparer à faire face à la crise écologique. Les promesses autour d’une mondialisation heureuse et d’un libéralisme gagnant-gagnant sont source de vives tensions. L’accord devrait être soumis à la ratification du Conseil européen puis au vote du Parlement européen au cours de l’année 2025. Pourquoi l’accord UE-Mercosur divise-t-il autant ?</p>								</div>
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					<h2 class="elementor-heading-title elementor-size-default">Au cœur de la géopolitique de l’Accord : retour sur 25 années de négociation.</h2>				</div>
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									<p>L’ampleur du projet de l’Accord de libre-échange entre l’UE et le Mercosur est indéniable. Ce bloc économique concentrerait un cinquième de l’économie mondiale et accueillerait plus de 750 millions de consommateurs. Il concerne les 27 États membres de l’Union européenne ainsi que les membres du “marché commun du Sud” ou Mercosur regroupant cinq pays d&#8217;Amérique du Sud dont l’Argentine, le Brésil, le Paraguay, l’Uruguay et la Bolivie. Le nombre de pays concernés explique en partie la complexité des négociations ainsi que les rivalités sous-jacentes. On décompte aujourd&#8217;hui 38 cycles de négociations.</p><p>Les origines des négociations reposent sur l’accord d’association entre l’UE et le Mercosur de 1999 ayant deux objectifs : le développement des relations commerciales et la promotion de la coopération et du dialogue politique entre les deux parties. Depuis cette date, l’Accord a été marqué par des élans et des interruptions. Les négociations ont cependant été radicalement suspendues en 2019 compte tenu des critiques de la France et de l’Allemagne à l’égard de leur homologue brésilien Jair Bolsonaro. Alors que la forêt amazonienne connaît d&#8217;immenses incendies au cours de l’année, le 23 août 2019, Emmanuel Macron hausse le ton. “Le président Bolsonaro a décidé de ne pas respecter ses engagements climatiques ni de s’engager en matière de biodiversité” estime Emmanuel Macron qui affirme que “Dans ces conditions, la France s’oppose à l’accord Mercosur en l’état”. Cet accord commercial est fortement dépendant des dynamiques géopolitiques surtout depuis la montée de figures politiques ouvertement climatosceptiques. Les négociations ont été également gelées dans le contexte de pandémie mondiale de la Covid-19 en 2019 et 2020. La soudaine reprise des négociations est due principalement à l’arrivée de Lula da Silva, tête du Parti des travailleurs au pouvoir en 2023. C’est dans ce contexte que des négociateurs de la Commission européenne se sont rendus deux fois au Brésil, au début des mois de septembre et d’octobre 2024. Ursula von der Leyen, très attachée à l&#8217;aboutissement de ces négociations a également été réélue à la tête de la Commission européenne le 18 juillet 2024 avec deux objectifs pour l’Union : “Autonomie stratégique ouverte et compétitivité durable”. Elle a notamment déclaré lors de la signature de l’Accord “Nous avons conclu les négociations pour l’accord UE-Mercosur. C’est le début d’une nouvelle histoire. Je m’en réjouis maintenant d’en discuter avec les pays européens”.</p><p>Bien que les les chefs d’États du Mercosur aient signé avec Ursula von der Leyen, les tensions se concentrent désormais au sein de l’Union européenne. En France, lors d’un vote à l’Assemblée nationale et au sénat en novembre dernier, le vote contre l’Accord l’a largement emporté. L’accord divise également en Autriche, en Italie et aux Pays-Bas alors que l’Allemagne et l’Espagne y semblent plus favorables. Bien que l’Accord ait été signé, sa ratification ne sera pas sans embûches.</p>								</div>
				</div>
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					<h2 class="elementor-heading-title elementor-size-default">Brièvement, en quoi consiste l’Accord ?</h2>				</div>
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									<p>Le volet commercial de l’Accord UE-Mercosur est le plus médiatisé car c’est lui qui engendre les principales inquiétudes quant à ses conséquences économiques, sociales, sanitaires et environnementales. Deux autres volets de cet accord sont moins connus. Les deux premiers concernent le dialogue politique et la coopération. La Commission européenne, sur son site officiel affirme qu&#8217; “À un moment où les pressions protectionnistes s’accroissent, un accord de partenariat entre l’Union européenne et le Mercosur envoie un signal clair au monde que ces deux économies majeures : rejettent le protectionnisme et sont ouvertes au commerce et à l’échange sur des bases de règles justes et de standards élevés”. Le troisième volet concerne le commerce. </p><p>Le volet commercial de l’accord suscite de nombreuses tensions au sein de l’Union européenne. Il prévoit la libéralisation de plus de 90% des échanges commerciaux entre les deux blocs qui représentent environ le quart du Produit intérieur brut mondial, comme le rappelle l’ONG belge CNCD 11.11.11. En rapport avec les principales marchandises concernées, l’accord est souvent résumé sous le terme de “bœufs contre voitures”. En effet, le marché européen s’ouvrirait aux produits agro-alimentaires sud-américains en particulier les exportations de bœuf ainsi qu’aux produits issus des industries extractives. L’UE est le second marché pour les exportations de ressources minières du bloc sud-américain. Du côté du Mercosur, les droits de douane seraient progressivement éliminés sur les voitures, les machines, la chimie, les vêtements, le vin, les fruits frais ou encore les chocolats. Cet accord vise donc à ouvrir l’industrie manufacturière européenne et en particulier le secteur automobile.</p><p>Les conséquences en termes de libre-échange sont donc considérables. Pour Olaf Scholz, chancelier Allemand cet accord représente “un libre marché, plus de croissance et de compétitivité pour plus de 700 millions de personnes”. Cet accord augmenterait indéniablement les échanges commerciaux. Considérant seulement le Mercosur, il concentre 82,3% des richesses produites en Amérique du Sud. C’est le quatrième bloc économique en termes de libre-échange au monde. Il est évident que cet accord ferait de la zone de libre-échange UE-Mercosur un des plus grands marchés au monde produisant un quart du PIB mondial.</p><p>Certaines industries sortiront gagnantes de cet accord. C’est le cas des grandes firmes de viande et de volaille bovine sud-américaines telles que JBS, Marfrig et Minerva qui fournissent déjà le marché européen. L’industrie des pesticides, déjà puissante, va pouvoir également accroître ses parts de marché. En Union européenne, les grands gagnants de cet accord sont les grandes firmes automobiles y compris françaises qui pourront profiter de l’ouverture des marchés pour exporter vers le Mercosur. Les avantages économiques de cet accord sont difficiles à évaluer et certaines analyses ne prévoient pas un grand sursaut économique tel qu’il est parfois évoqué. Une analyse d’impact réalisée par la London School of Economics pour la Commission européenne évalue les gains économiques de 10 à 15 milliards d’euros, soit 0,1% du PIB européen. Il est évident que cet accord renforcera le poids du marché en abaissant les recettes des États. L’article 8 du chapitre sur le commerce des marchandises stipule que, trois ans après l’entrée en vigueur de l’accord, aucune des parties ne pourra introduire ou maintenir ces droits ou taxes à l’exportation. Pour l’année 2019, l’État argentin a perçu 4,7 milliards de dollars sur les droits à l’exportation du soja. C’est pour cette raison que le pays s’est réservé le droit de prélever des droits à l’exportation. Selon les défenseurs de cet accord, il bénéficiera à 60 000 européenne dont 30 000 PME, avec des économies estimées à 4 milliards d’euros en tarif. L’accord UE-Mercosur profitera à certains secteurs et confortera leur pouvoir sur le marché ainsi que sur les instances européennes. Ce qui est sûr, c’est que cet accord soutient une ligne politique de libéralisation du marché européen.</p>								</div>
				</div>
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					<h2 class="elementor-heading-title elementor-size-default">Du libre-échange au détriment de l’écologie.</h2>				</div>
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									<p>Dès le jour de l’annonce d’un nouvel accord le 6 décembre 2024, Greenpeace France le qualifie de “bombe environnementale et sociale”. Déjà en 2019, à la fin des négociations politiques, Olivier de Schutter, rapporteur spécial de l’ONU sur les droits de l’homme et professeur de droit international affirmait “L&#8217;accord UE-Mercosur va conduire à échanger des voitures contre de la viande sur l&#8217;Atlantique. Il est une insulte à tous les jeunes qui ont marché pour le climat et aux défendeurs des droits de l&#8217;homme et de l&#8217;environnement au Brésil. Le Parlement européen doit mettre son veto. Nous exigeons de la cohérence entre le commerce et les valeurs que l&#8217;UE prétend porter”. Il convient évidemment de rappeler que cette séquence se situait au moment de la mise en place de politiques climatosceptiques et anti-sociales par Jair Bolsonaro. Cependant, la plupart des ONG environnementales continuent de s’opposer fermement en 2024 à tout nouvel accord.</p><p>Il est indéniable que la libéralisation des échanges est source de questionnement sur le plan environnemental. À l’échelle mondiale, les échanges commerciaux sont à la source de plus d’un tiers des émissions de gaz à effet de serre. Cette ouverture sur le marché du Mercosur accroîtra les échanges entre les deux blocs. L’Union européenne est une puissance normative importante. Les normes environnementales sont plus ambitieuses dans l’Union qu’autre part dans le monde. Les objectifs politiques de l&#8217;Union sont également ambitieux dont le Green Deal qui vise la neutralité 2050. L’Union pourra-t-elle répondre à ses ambitions en ouvrant son marché à d’autres blocs économiques ? Si l’on regarde seulement le secteur de l’alimentation, l’Union mène des stratégies telle que “De la ferme à la table” qui promeut une alimentation plus saine et plus durable. Elle vise à faire évoluer le système alimentaire actuel de l’Union européenne de l’UE vers un modèle durable selon les termes de la Commission. En parallèle, certaines ONG mettent en avant le fait que cet accord rendra plus opaque la chaîne d’approvisionnement tout au long de la chaîne alimentaire. L’accord ne va-t-il pas à l’encontre de ses objectifs ?</p>								</div>
				</div>
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									<p>Sur de nombreux plans, l&#8217;accord UE-Mercosur rend complexe la réalisation de ces objectifs de transition écologiques. Concernant la lutte contre la déforestation, l&#8217;accord est très questionnable. D’autant plus que le Parlement européen a voté le 17 décembre dernier le report d&#8217;une loi anti-déforestation. Le pression sur le poumon vert en Amérique du Sud est déjà forte. L’accord soutiendra l’exportation de soja depuis le Mercosur. Déjà aujourd’hui, plus de 13 millions d’hectares, soit l’équivalent de la superficie de l’Allemagne sont mobilisés pour l’exportation de soja vers l’Union européenne. La situation est encore plus alarmante lorsque l’on regarde la production de viande. 70% des incendies de 2019 se sont déclarés dans des régions de provenance du bétail abattu par les trois plus grandes firmes de production bovine brésiliennes.</p><p>Dans un contexte de transition écologique, la régulation des marchés s&#8217;impose afin de mieux contrôler la chaîne de production des produits. L’accord UE-Mercosur intègre insuffisamment le principe de précaution afin de protéger ses consommateurs et la planète. Ce principe est défini dans les textes européens comme “une approche de la gestion du risque qui prévoit que, si une politique ou une mesure présente un risque potentiel pour la population ou l&#8217;environnement et qu&#8217;il n&#8217;existe pas de consensus scientifique sur la question, cette politique ou cette mesure ne devrait pas être poursuivie.” Le chapitre sur les mesures sanitaires et phytosanitaires ne mentionne pas une seule fois le principe de précaution. Les règles au sein du marché Mercosur ne sont pas aussi exigeantes qu’en Union européenne. Selon un rapport de Greenpeace datant de 2020, sur les 500 pesticides dont l’utilisation était autorisée au Brésil en 2017, 30% étaient interdits dans l’UE. La crise agricole depuis 2022 démontre déjà assez la complexité de mise en place des normes environnementales ambitieuses dans le seul cadre de l’Union. Le Green Deal vise à réduire de 50% l’usage des pesticides dans l’Union européenne à l’horizon 2050. Comment envisager cette réduction si les pays du Mercosur peuvent réagir en imposant des sanctions commerciales envers une Union qui déciderait d’abaisser les seuils autorisés de pesticides ? Les mécanismes de mesures miroirs pourraient permettre aux pays du Mercosur de faire obstacle à la mise en place de politiques environnementales ce qui pourrait entraîner un gel réglementaire. Alors que l’UE vise à la transparence de son système alimentaire en promouvant des pratiques durables, elle ne pourra entièrement contrôler la chaîne de production au sein du Mercosur.</p><p>L&#8217;élément qui cristallise les voix des ONG environnementales concerne l’exclusion du chapitre “Commerce et développement durable” du système bilatéral de règlement des différends commerciaux. Autrement dit, cette exclusion ne rend pas les dispositions environnementales juridiquement contraignantes. Elles seront seulement résolues par des groupes d’experts sous forme de simples recommandations.</p>								</div>
				</div>
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					<h2 class="elementor-heading-title elementor-size-default">Quelles sont les principales oppositions ?</h2>				</div>
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									<p>Outre les grands acteurs conventionnels classiques tels que les ONG, d’autres acteurs européens sont impliqués dans le débat autour de l’accord UE-Mercosur. C’est évidemment le cas des agriculteurs dont les mouvements ont parcouru toute l’Union. Ils seront soumis à une concurrence face au Brésil et l’Argentine qui sont des puissances agricoles majeures. Depuis la crise de la Covid-19 ainsi que la crise ukrainienne, le pouvoir d’achat des Européens baisse et de plus en plus de consommateurs achètent au prix le plus bas. Il est évident que les produits du Mercosur seront très compétitifs sur le marché alors qu’ils ne respectent pas les mêmes normes environnementales. Les dispositions juridiques autour de la nécessité d’avoir des systèmes d’alimentation durable tels qu’elles sont présentes dans des accords bilatéraux avec la Nouvelle-Zélande ou le Chili sont absents dans le texte UE-Mercosur. Or, selon le rapport stratégique de l’UE sur l’agriculture datant de 2024, l’Union vise à “la transition agricole européenne conçue de manière à mettre en place des systèmes plus résilients, plus durables, plus compétitifs, plus rentables, plus justes”.</p><p>Les autorités sanitaires se disent également inquiètes. En 2019, une équipe de journalistes révèle que 20% de la viande de volaille importée du Brésil était contaminée à la salmonelle. Des clauses contraignantes en matière de responsabilité des entreprises tout au long de la chaîne d’approvisionnement sont absentes des textes. Au sein de l’Union européenne seule la France est dotée d’une loi complète relative aux chaînes d’approvisionnement (Loi sur le devoir de vigilance).</p>								</div>
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									<p>Dans le cadre des droits de l’Homme, l’accord divise également. Le sort des populations autochtones en Amérique du Sud fait débat. L’article 8 du chapitre sur le développement durable prévoit de promouvoir l’inclusion des communautés locales et des peuples indigènes dans les chaînes d’approvisionnement et des produits forestiers. Cependant, contrairement à l’accord avec la Nouvelle-Zélande, aucune disposition ne permet de tenir compte de la voix des populations locales consacrée par les Nations Unies. De plus, le droit des populations autochtones dépend fortement des orientations politiques locales. Peu après son élection, Bolsonaro avait interrompu les procédures de délimitation des peuples autochtones.</p>								</div>
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					<h2 class="elementor-heading-title elementor-size-default">Les évolutions de l'accord : vers la signature en 2024 ?</h2>				</div>
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									<p>Selon la Commission européenne en décembre 2024, sur le nouvel accord, il y a ““des engagements clairs et exécutoires en matière de développement durable, y compris en ce qui concerne les droits des travailleurs et la gestion et la conservation durables des forêts”. Cependant, l’ONG belge CNCD 11.11.11 rappelle que “La nouvelle annexe sur le développement durable est exclue de tout recours à des sanctions”. Cette coopération est avant tout politique et n’engagera que la consultation d’experts sur ces questions.</p>								</div>
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									<p>Le grand changement dont parle la Commission réside dans la mention de l’Accord de Paris bien repris dans l’accord finalisé sous forme de clause essentielle. Une nouvelle fois CNCD 11.11.11 met en avant le caractère politique d’une telle clause “Une clause essentielle n’est pas une sanction, seulement un outil de dissuasion”. Il est évident que l’élection récente du président argentin Javier Milei très réticents aux processus onusiens doit envisager l’avenir de cet accord en cas de retrait de l&#8217;Argentine des Accords de Paris.</p><p>Concernant la suite de l’application de l’accord, les regards se tournent essentiellement sur le Conseil européen qui se tiendra normalement courant 2025. Le rejet de cet accord ne sera effectif que si 4 pays représentant 35% de la population européenne votent contre sa signature. En l&#8217;état, la France, la Pologne, les Pays-Bas et l’Irlande semblent plus en défaveur de l’accord. Ces pays ne comptent que pour 28,62% de la population européenne. Un pays qui pourrait se retrouver au cœur des discussions serait l’Italie qui compte à elle seule 13,25% de la population européenne. De simples scénarios et tensions demeureront jusqu’aux votes respectifs du Conseil européen et du Parlement.</p>								</div>
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		<title>Fast Fashion : l’industrie textile au prix du désastre</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Anaïs Leclercq]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 19 Jan 2025 23:07:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Chaque seconde, l’équivalent d’un camion-poubelle de vêtements est jeté, incarnant une fast fashion qui assouvit nos désirs au détriment d’une planète en détresse. Sous les lumières des vitrines et les étiquettes alléchantes, cette industrie vorace laisse une empreinte de ressources épuisées, de rivières polluées et de déchets qui ne cessent de croître.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<div data-elementor-type="wp-post" data-elementor-id="2119" class="elementor elementor-2119" data-elementor-post-type="post">
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									<p>Saviez-vous qu’il faut 2 700 litres d’eau pour produire un simple tee-shirt, soit l’équivalent de ce qu’une personne boit en deux ans et demi ? Ce chiffre frappant, révélé par Greenpeace France, illustre l’impact considérable de l’industrie textile sur l’environnement. Responsable de 10 % des émissions mondiales de CO2, elle rivalise avec le transport aérien et maritime réunis en termes de pollution.</p><p>Cette industrie est donc une des plus polluantes au monde, son impact étant exacerbé avec l’essor de la fast-fashion notamment depuis le début du 21ème siècle. Ce phénomène s’est ancré dans nos quotidiens et s’appuie sur un renouvellement ultra-rapide des collections de mode dans un objectif de rentabilité accrue qui aurait rapidement conquis la plupart des grandes entreprises textiles. Ce système repose sur des cycles de production courts et intensifs, une délocalisation dans des pays à faible coût de main-d&#8217;œuvre, et une incitation à l&#8217;achat fréquent grâce à des collections renouvelées en permanence. Bien qu&#8217;elle permette de rendre la mode accessible au plus grand nombre, elle soulève des préoccupations majeures en matière d&#8217;impact environnemental et social.</p><p> </p>								</div>
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					<h2 class="elementor-heading-title elementor-size-default">La fast fashion, un fléau pour l’environnement</h2>				</div>
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									<p><span style="font-weight: 400">Il est évident que nous avons tous déjà acheté ce jean bon marché proposé par une grande marque spécialisée dans la production de masse. Mais s’est-on demandé ce qu’il se passe réellement derrière l’achat de ce jean ? </span></p><p><span style="font-weight: 400">Les impacts environnementaux liés à la fast fashion sont multiples. La production d’un vêtement et notamment d’un jean consomme énormément d’eau puisqu’ il faut en moyenne, selon l’Ademe, l&#8217;équivalent de 285 douches pour fabriquer un jean soit 9000 litres d’eau. Ce chiffre saisissant invite à reconsidérer la notion de sobriété, entendue comme un effort individuel de modération visant à réduire les pressions environnementales. Il souligne la nécessité de diminuer notre consommation personnelle de vêtements afin de lutter efficacement contre la surconsommation. </span></p><p><span style="font-weight: 400">La filière du textile est donc une des plus consommatrices en eau qui est utilisée dans plusieurs étapes de la fabrication comme l’obtention des matières premières, les transformations industrielles ou encore le lavage. </span></p><p><span style="font-weight: 400">En effet, un article publié en 2020 par le site officiel du Parlement européen alertait sur le fait que le secteur textile était la troisième plus grande source de dégradation de l&#8217;eau et d&#8217;utilisation des terres en 2020. L’utilisation du coton par exemple représente 24% des matières premières choisies selon l’Ademe, cependant elle est l’une des cultures les plus consom­ma­trices d’eau au monde. Ce n’est pas tout, celle-ci nécessite aussi l’usage de pesticides nocifs pour l&#8217;environnement et la santé des agriculteurs. Le choix des matières premières est donc essentiel, les matières synthétiques par exemple comme le nylon ou le polyester proviennent essentiellement de composés chimiques provenant du pétrole, source d’énergie fossile très polluante. 70 % des fibres synthétiques produites dans le monde proviennent du pétrole. </span></p><p><span style="font-weight: 400">L’étape de la fabrication est aussi cruciale puisque des transformations comme la teinture du vêtement nécessitent de nombreux produits chimiques et toxiques et beaucoup d’eau. La production textile est donc responsable d’environ 20 % de la pollution mondiale d’eau potable, à cause des teintures et autres produits de finition. Ces différentes étapes consomment ainsi beaucoup d’eau et d’énergie et en parallèle participent à polluer l’eau et les sols par l&#8217;utilisation de produits chimiques. </span></p>								</div>
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					<h2 class="elementor-heading-title elementor-size-default">Que se passe-t-il quand on lave un vêtement ?</h2>				</div>
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									<p><span style="font-weight: 400">La consommation d’eau suite aux lessives de vêtements n’est pas le seul effet nocif, en effet, la majorité des microplastiques de textiles sont libérés lors des lavages réalisés dans les ménages puis la majorité est rejetée dans les eaux usées. Une seule lessive de vêtements en polyester peut libérer 700 000 fibres microplastiques, qui peuvent ensuite se retrouver dans la chaîne alimentaire. Ces microplastiques sont ainsi dû aux fibres synthétiques telles que le polyester ou le nylon qui composent en majorité les textiles synthétiques. Ainsi, en France à compter du 1er janvier 2025 la loi AGEC (Anti-Gaspillage et Économie Circulaire) va rendre obligatoire l&#8217;intégration de filtres à microplastiques sur tous les lave-linges neufs commercialisés .</span></p><p><span style="font-weight: 400">Par ailleurs, la mode “jetable” détient des records d’émissions de gaz à effet de serre notamment en raison de l’externalisation des étapes de fabrication et de production par les firmes multinationales. Prenons l’exemple d’un jean, celui-ci parcourt de nombreux kilomètres passant du champ de coton en Inde à l’atelier de tissage, teinture et filage de la Turquie ou de la Chine et enfin à la confection au Bangladesh, Asie du Sud-Est, Tunisie ou Turquie avant d’être vendu partout dans le monde. Ainsi, la fabrication et la production des produits représentent les 4 milliards de tonnes de gaz à effet de serre générés par l’industrie textile. </span></p><p><span style="font-weight: 400">Cette mode jetable tient notamment son nom des dangers de l’hyperconsommation et du gaspillage de vêtements. En effet, moins de 1% des matières utilisées pour produire nos vêtements sont véritablement recyclés en nouveaux articles de mode. La fast-fashion a des conséquences sur nos modes de consommation, proposant des produits à bas coûts nous poussant alors à acheter au-delà de nos besoins . L’Oxfam le souligne, en moyenne, 70% des vêtements qui se trouvent dans notre vestiaire ne sont pas portés. L’incinération d’invendus par les marques de mode pour éviter les coûts onéreux contribue fortement à ce gaspillage.</span></p>								</div>
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					<h2 class="elementor-heading-title elementor-size-default">Les dérives de l’industrie textile sur les droits humains.</h2>				</div>
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									<p><span style="font-weight: 400">L’industrie textile pose plusieurs problèmes éthiques en renforçant notamment les inégalités socio-économiques à travers le monde. La fast-fashion y participe activement en raison des multinationales qui en voulant renforcer leur rentabilité externalisent leur production et sous-traitent . Le secteur de la mode emploie 75 millions de personnes à travers le monde cependant les conditions de travail sont la plupart du temps précaires.</span></p><p><span style="font-weight: 400"> L’industrie de la fast-fashion est en effet accusée de dérives mettant en péril les droits humains à la lumière de plusieurs scandales et drames révélant des conditions de travail désastreuses. Suite à un reportage au Pakistan, la célèbre marque de chaussures Nike avait été accusée en 1996 de faire travailler des enfants dans ses usines. L’indignation provoquée par ces “sweatshops” ou “ateliers de misère” bat tous les records lorsqu&#8217;un drame survient en 2013. En effet, l’effondrement du Rana Plaza, un atelier de fortune au Bangladesh, a provoqué la mort de plusieurs milliers d’ouvriers travaillant pour des grands distributeurs de vêtements occidentaux. Il aura fallu ce drame pour provoquer une prise de conscience collective sur les dérives de la mondialisation. </span></p>								</div>
				</div>
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									<p><span style="font-weight: 400">Les femmes sont les premières victimes de ce système puisqu’elles représentent 80 % des 75 millions de travailleurs dans l’industrie textile selon Oxfam. Ainsi, les multinationales externalisent leur production, principalement en Asie-Pacifique, profitant d’une main d&#8217;œuvre moins onéreuse ainsi que des faibles représentations syndicales et réglementations sur l’usage de certains produits chimiques. </span></p><p><span style="font-weight: 400">Certains pays d’Asie souffrent particulièrement de cette spirale infernale de rentabilité toujours plus accrue en échange de salaires indécents. En effet, dans la plupart des pays d’Asie où se situe la production textile (Bangladesh, Vietnam, Indonésie, Cambodge et Inde), le salaire minimum est inférieur à 1$ de l’heure (rapport</span><i><span style="font-weight: 400"> What she makes</span></i><span style="font-weight: 400"> Oxfam)</span></p><p><span style="font-weight: 400">L’empire de la fast fashion est accusé par des Organisations de défense de droits humains d’esclavage moderne. En effet, un rapport des Nations Unis datant du 31 août 2022 accusant le gouvernement chinois de violations des droits de l’Homme dans la région du Xinjiang et notamment de persécutions et déportations envers la minorité ouïghoure. La région du Xinjiang est notamment connue pour ses champs de coton où est produit 85% du coton chinois. Certaines multinationales européennes telles que Zara ou encore Nike profitent de ce travail forcé pour renforcer leur profit. Plusieurs études occidentales basées sur l&#8217;analyse de documents officiels, les témoignages de victimes présumées et des extrapolations statistiques,  affirment que Pékin aurait interné au moins un million de personnes, principalement des Ouïghours, dans des camps.</span></p><p><span style="font-weight: 400">Malheureusement, dans l’industrie du textile les violations de droits humains à travers le travail forcé ou le travail des enfants est répandu et s’assimile à de l’esclavage moderne. En effet, selon l’Organisation mondiale de la santé, 15% des enfants âgés de 6 à 14 ans issus des bidonvilles de Dakha, au Bangladesh, exercent un travail à temps plein dans l’industrie textile.</span></p>								</div>
				</div>
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					<h2 class="elementor-heading-title elementor-size-default">Que faire pour “révolutionner son dressing” ?</h2>				</div>
				</div>
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									<p><span style="font-weight: 400">La fast fashion a envahit nos dressings et nous pousse à toujours plus acheter, consommer et … jeter. Selon l’Ademe, une personne achète 40% de vêtements en plus qu’il y a 15 ans et les conserve deux fois moins longtemps, ce qui a de nombreuses conséquences sur notre planète.</span></p><p><span style="font-weight: 400">En clair, on achète toujours plus sans forcément toujours regarder ce qu’on possède déjà dans nos armoires. L’essor rapide des plateformes de vêtements en ligne notamment chinoise comme Temu ou Shein qui proposent des produits à bas coûts grâce à une hyperproduction y jouent un rôle clé. </span></p><p><span style="font-weight: 400">En 2023, après une analyse du site de la marque durant le mois de mai 2023 les Amis de la Terre ont conclu que Shein a ajouté sur son site plus de 7 200 nouveaux modèles de vêtements par jour en moyenne, atteignant parfois 10 800 nouveaux modèles dans la journée. En fait, le consommateur est comme assommé par cette offre toujours plus intense de vêtements à bas coût, produits par des méthodes frauduleuses de rentabilité à tout prix. </span></p><p><span style="font-weight: 400">Le principe de la mode “jetable” c’est donc de pousser le client à acheter toujours plus non par besoin mais par envie d&#8217;acquérir de nouvelles pièces. En effet, les vêtements les moins coûteux, vendus par les enseignes de fast-fashion, ne sont portés que 7 à 8 fois en moyenne. Ainsi, l&#8217;obsolescence des vêtements ne se traduit plus par l’usure physique mais plutôt pour des critères esthétiques. </span></p><p><span style="font-weight: 400">Avec l’équipe Greenfluence, nous avons eu la chance d’assister à une conférence animée par Thibault Liebenguth, consultant en stratégie d’impact et éco-conception pour l’entreprise Air Coop sur l’industrie textile à Sciences Po Rennes.</span></p>								</div>
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					<h2 class="elementor-heading-title elementor-size-default">Un design sobre et intemporel </h2>				</div>
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									<p><span style="font-weight: 400">Thibault a notamment mis en lumière les renouvellements toujours plus rapides des collections de marques considérées comme appartenant à la fast fashion. En effet, Shein propose en moyenne 900 fois plus de produits qu’une enseigne française traditionnelle.  </span><span style="font-weight: 400">Shein et Temu, les plateformes chinoises de vente en ligne connaissent un succès phénoménal chez les consommateurs puisqu’elles représentent 22% des colis envoyés par la poste alors qu&#8217;ils pesaient &#8220;moins de 5% il y a cinq ans&#8221; selon le PDG.  </span><span style="font-weight: 400">C’est pourquoi, T.Liebenguth préconise une réduction de notre consommation pour permettre aux entreprises de mieux produire. Ce dernier défend ainsi une mode durable qui passerait par des produits aux couleurs sobres, qui auraient une vraie utilité et seraient portés souvent. Consommer chez des marques de vêtements ne renouvelant pas systématiquement leur collections représente un pas en avant vers la mode éthique. </span></p>								</div>
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					<h2 class="elementor-heading-title elementor-size-default">Des matériaux renouvelables</h2>				</div>
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									<p><span style="font-weight: 400">T. Liebenguth souligne par ailleurs l’impact environnemental de la fabrication du tissu et insiste sur l’importance que représente le choix du tissu. Dans son enquête intitulée « Crimes de mode. Les géants européens liés au scandale du coton brésilien », publiée le jeudi 11 avril, l&#8217;organisation britannique Earthsight critique les dérives de la culture intensive du coton brésilien. Cette matière première, surnommée &#8220;or blanc&#8221;, est exportée vers l&#8217;Asie pour produire les jeans de grandes marques comme Inditex, propriétaire de Zara et leader mondial de l&#8217;habillement, ainsi que H&amp;M. </span></p><p><span style="font-weight: 400">Contrairement au coton conventionnel, dont la culture est gourmande en eau et en pesticides, le coton biologique offre une solution plus respectueuse de l&#8217;environnement. Cultivé sans produits chimiques de synthèse, il contribue à préserver la biodiversité et la santé des sols. De plus, les conditions de travail des agriculteurs sont souvent meilleures dans les chaînes de production certifiées bio. </span></p><p><span style="font-weight: 400">La marque Veja, pionnière en matière de baskets écologiques, intègre l’huile de ricin dans la fabrication de certains de ses modèles. Issue de la plante de ricin, cette matière renouvelable est utilisée pour concevoir des semelles légères et résistantes. </span></p><p><span style="font-weight: 400">La laine, en plus d’être une ressource renouvelable, a un bilan environnemental intéressant. Les moutons, en broutant l’herbe, participent au maintien des prairies, qui agissent comme des puits de carbone en captant le CO2 atmosphérique. De plus, la laine est biodégradable et peut être recyclée, ce qui réduit les déchets textiles. Cependant, pour maximiser ses avantages écologiques, il est essentiel de privilégier des élevages responsables qui respectent le bien-être animal et les écosystèmes locaux.</span></p><p><span style="font-weight: 400">La marque “Owl” illustre une approche novatrice du design textile avec ses vestes transformables en pochettes. Ce concept incarne une tendance vers des produits multifonctionnels, réduisant ainsi la nécessité d’acheter plusieurs articles. Fabriquées à partir de matériaux renouvelables, ces vestes mettent en avant l’idée que la mode peut être à la fois pratique, esthétique et respectueuse de l’environnement.</span></p>								</div>
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					<h2 class="elementor-heading-title elementor-size-default">Une énergie décarbonée</h2>				</div>
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									<p><span style="font-weight: 400">L’industrie textile est l’une des plus polluantes au monde, et son impact environnemental est directement lié à la manière dont elle utilise l’énergie tout au long de la chaîne de production. De la fabrication des matières premières à la production des vêtements, la transition vers une énergie décarbonée est un levier essentiel pour réduire son empreinte carbone.</span></p><p><span style="font-weight: 400">L’adoption d’énergies renouvelables (solaire, éolien, hydraulique) dans les processus de fabrication est l’une des solutions clé pour décarboner l’industrie textile. Aujourd&#8217;hui, la majorité des usines textiles sont situées dans des pays où l&#8217;électricité provient principalement de centrales à charbon ou à gaz, comme la Chine, l&#8217;Inde ou le Bangladesh. </span></p><p><span style="font-weight: 400">Près de 70 % des émissions de gaz à effet de serre de l’industrie textile proviennent des opérations en amont de la chaîne de valeur ( matières premières, transformation et traitements). Ces étapes nécessitent souvent des processus énergivores (chauffage, pressage, séchage), réalisés dans des usines fonctionnant avec des énergies carbonées.</span></p><p><span style="font-weight: 400">Ainsi, la localisation géographique des usines textiles a un impact significatif sur leur empreinte écologique. Par exemple, la Chine, leader mondial de la fabrication textile, produit une grande partie de son électricité à partir de charbon, une source d’énergie particulièrement polluante.</span></p><p><span style="font-weight: 400">Certaines industries montrent qu’il est possible de conjuguer production industrielle et énergie verte. Par exemple, certains fabricants de skis en Autriche utilisent exclusivement de l’électricité issue de sources renouvelables (hydroélectricité, solaire, éolien).</span></p>								</div>
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					<h2 class="elementor-heading-title elementor-size-default">Production transparente et Relocalisée</h2>				</div>
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									<p><span style="font-weight: 400">L’industrie textile, longtemps délocalisée vers les pays du Sud-Est asiatique pour réduire les coûts, est marquée par des conditions de travail souvent indécentes, avec de graves atteintes aux droits humains, comme l’illustre la tragédie du Rana Plaza en 2013. Face à ces dérives, la relocalisation et la transparence dans la production deviennent essentielles. Des initiatives émergent, comme celles de marques éthiques telles que Loom, qui privilégient des chaînes de fabrication responsables avec comme slogan “Achetons moins, produisons mieux”. </span></p>								</div>
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					<h2 class="elementor-heading-title elementor-size-default">Des produits plus durables</h2>				</div>
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									<p><span style="font-weight: 400">Adopter une mode éthique et responsable est à portée de main puisqu’il suffit que l’on garde nos vêtements 9 mois de plus pour réduire leur impact de 20 à 30%. Thibault Liebenguth porte notre regard sur la marque Houdini qui propose la polaire Power Houdi qui est portée en moyenne 1287 fois par les clients et a une durée d’utilisation de plus de 10 ans. De plus, la marque Patagonia propose un système de réparation de leurs produits et s’engage ainsi à lutter contre la surconsommation. De nombreuses initiatives de seconde main ont été mises en place avec la création de la célèbre plateforme Vinted par exemple ou encore les marchés de location de vêtements. </span></p>								</div>
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									<p><em><span style="font-weight: 400">La fast fashion, véritable miroir des excès de notre société de consommation, ne peut plus ignorer les signaux d’alerte qui se multiplient. Entre exploitation des ressources naturelles, conditions de travail indignes et montagnes de déchets textiles, son modèle économique semble à bout de souffle face aux exigences environnementales et sociales du XXIᵉ siècle.  </span></em></p><p><em><span style="font-weight: 400">Mais des alternatives émergent : des marques plus responsables, des circuits courts, le recours aux matériaux durables, ou encore la montée en puissance de la seconde main redéfinissent peu à peu les contours de la mode. Il appartient désormais aux consommateurs, aux industriels et aux législateurs de jouer un rôle complémentaire pour accélérer cette transition. Consommer moins, mais mieux, pourrait bien devenir le nouveau mantra d’une industrie en quête de sens. En fin de compte, s’habiller ne devrait plus se faire aux dépens de la planète ni des travailleurs qui la font vivre.</span></em></p>								</div>
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									<span class="elementor-button-text">Suivre Thibault Liebenguth</span>
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		<title>Barrage explosif : Night Moves (Kelly Reichardt, 2013)</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Paul-Archibald Giraud]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 19 Jan 2025 12:11:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>“Du recyclage à l’économie d’énergie, de la limitation d’achats compulsifs à la préservation de l’eau, chacun de nous voudrait faire son action pour tenter de sauver notre hôtesse bleue. Josh, Dena et Harmon choisissent à cela une solution plus impulsive : l’explosion.” Erwan Mas, critique de cinéma et rédacteur en chef de la revue Littér’Art, nous parle du thriller écologique Night Moves réalisé par Kelly Reichardt en 2013. Lorsque la crise écologique s’invite dans le cinéma, découvrez la critique captivante d’Erwan.</p>
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									<p>Kelly Reichardt est à présent une cinéaste établie, un grand nombre connaît la balade en forêt de Mark et Kurt (Old Joy), Lucy et sa maîtresse Wendy (Wendy et Lucy) : au tour maintenant d’un trio d’écologistes radicaux de montrer le bout de leur nez en 2013 avec Night Moves.</p><p>Le principe est simple, il faut faire exploser un barrage hydroélectrique. Le plan est déjà établi et l’on comprend que le bâteau – au nom du film : Night Moves – ne fera pas long feu, étant le principal armement.<br />Démarrant comme un film sur un simple trio de radicaux qui ne demande qu’à faire de leur plan une réalité, Night Moves s’échappe pourtant de ce fil conducteur pour dévier vers un véritable thriller. Nous n’aurons que très brièvement la raison précise de cette action, bien que nous en sachions l’explication globale grâce à une des premières séquences du film. Josh est filmé de face, et en hors champ une parole extradiégétique s’offre à nous. Un instant plus tard, il suffit d’un coup de montage pour que la caméra se glisse dans une salle où une projection a lieu. Nous n’en découvrirons pas réellement les images mais plutôt le discours, accompagné par le visage d’un certain nombre de personnes présentes.</p><p style="text-align: center;">« Le désastre que nous voyons se produit partout à la fois. L’heure tourne. Elle tourne depuis 150 ans, aux débuts de l’industrialisation. Nous sommes accros au profit et à la croissance perpétuelle, mais à quel prix ? Ce désastre affecte nos terres agricoles, nos océans, nos forêts, la faune et la flore, ainsi que notre climat. Quand l’humanité comprendra-t-elle que tout est lié ? Quand les multinationales comprendront-elles qu’on ne tire aucun profit d’une planète morte ? Mettons la révolution en marche dans le monde entier. »</p><p>Telle une armée, chaque visage de la pièce est filmé individuellement, tour à tour, mais nous les comprenons comme un seul et même groupe : des Hommes, vivant sur une planète affaiblie. Du recyclage à l’économie d’énergie, de la limitation d’achats compulsifs à la préservation de l’eau, chacun de nous voudrait faire son action pour tenter de sauver notre hôtesse bleue. Josh, Dena et Harmon choisissent à cela une solution plus impulsive : l’explosion.</p><p>Pourtant, les intentions et le plan bien établis et assurés, il n’en reste que les trois personnages, avant et après l’action, restent de marbre. La tension, la pression les guettent. Il est rare de voir un instant de relâchement dans le film, mise à part lorsqu’un promeneur les accoste et parle dans le vide aux trois camarades. De rapides rires et sourires illuminent l’écran avant que la nuit le recouvre. Même lorsque l’explosion aura lieu (en hors-champ) un simple ricanement coupera brièvement le silence dans la voiture.</p><p>Chacun doit se terrer de son côté, et ne prendre de nouvelle d’aucun autre membre. Mais lorsque l’on apprend qu’un campeur a disparu depuis l’explosion, Dena, prise de terreur, met fin au silence et contacte Harmon. D’un geste radical, sans intention meurtrière, seulement militante, naît alors une victime humaine. Sa mort se confirmera quelque temps après et c’est cette information qui prendra le dessus dans les journaux, plutôt que celle de l’explosion. Le film dépeint – plutôt que l’acte réellement –la conscience individuel de chacun : les remords et leur véritable personnalité, en particulier celle de Josh qui préfère tuer Dena. Les deux hommes, seuls rescapés de cette aventure, deviennent fantômes, laissant derrière eux deux morts et les restes d’un barrage.</p><p style="text-align: right;">Erwan Mas</p>								</div>
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