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A l’aube de la fin d’année 2015, des blocs de...
Read MoreA l’aube de la fin d’année 2015, des blocs de glace, en provenance directe du Groenland, fondaient sur la place du Panthéon à Paris. Installés en cercles, les blocs de glace étaient exposés sciemment. Posés là, droits et silencieux, ils envoyaient un message clair, un appel, prononcé d’une seule voix : La COP 21 doit agir. Ces blocs n’étaient pas entreposés par hasard. Le matériaux, avait été élus avec précaution, la glace avait été disposée avec réflexion, et la date à été choisie avec une attention toute particulière. Tous ces choix, méticuleux, reflètent une chose : une véritable œuvre d’art. Une œuvre conduite par Olafur Eliasson, un artiste dano-islandais, né en 1967, dont le travail explore la perception, la nature et le climat. Il représente une approche poétique, scientifique et engagée dans l’art, et l’utilise pour mettre en exergue une véritable nécessité de conserver l’environnement, de le protéger, et de le regarder, d’y faire, réellement, attention, comme il a pu le déclarer précédemment : « Je veux que les gens se sentent responsables de leur environnement. » Il s’agira alors de voir une chose, ici : Pourquoi son art est-il si pertinent aujourd’hui ? Comment Olafur Eliasson parvient-il à lier esthétique, science et activisme ? Tout d’abord, Olafur Eliasson est né à Copenhague, puis est élevé entre le Danemark et l’Islande, deux pays aux paysages aussi sublimes que fragiles, et ou la nature révèle à quelle point elle est précieuse. Il étudie ensuite l’art, à l’académie royale des beaux-arts de Copenhague. Au fur et à mesure, il développe l’idée qu’il se fait de l’art : une expérience partagée, qui questionne notre rapport au monde. Il affirme même « Je veux que les gens deviennent conscients de leur propre perception ». Parmi ses œuvre, il y a un thème, central: La Nature. Il en fait son sujet principal, avec sincérité et délicatesse, comme le témoigne son œuvre The Weather Project. The Weather Project est une installation exposée en 2003 à la Tate Modern de Londres. Elle évoque un immense soleil, éclairant la pièce et ses visiteurs d’une puissante lumière orangée. Cette œuvre joue directement avec la lumière, les reflets et la perception du spectateur. Il crée une véritable interaction physique entre nous, spectateur, et l’installation. Par la lumière projetée sur la salle par le soleil, la légère brume, les miroirs, Olafur Eliasson donne à son installation une valeur irréelle. Il a fait, par cette œuvre, une reconstruction d’un élément et éventement de la Nature. Derrière la beauté et l’instant suspendu par l’utilisation qu’Olafur Eliasson fait de l’art, il y a, toujours, un message silencieux, caché, mais puissant, qui se révèle à nous dès que l’on fait l’expérience de ses œuvres. « Notre société occidentale ne sait pas vers quoi tendre et s’angoisse de tout cet inconnu qui la cerne. Plus personne n’arrive à faire le lien entre une cause et un effet ». Si The Weather Project joue avec notre perception, Ice Watch va plus loin : il transforme l’art en acte militant. Avec Ice Watch, Olafur Eliasson utilise l’art pour révéler l’urgence climatique, pour avertir, montrer, et condamner. Les blocs de glaces exposés à Londres et à Paris entre 2014 et 2015 sont de véritables métaphores de la crise climatique et mettent en lumière, aux yeux de tous, la fonte des glaces en temps réel. En exposant la fonte des glaces en plein Paris, Eliasson rend visible l’invisible. Il ne se contente pas de dénoncer : il crée un choc émotionnel, nécessaire pour déclencher une prise de conscience. L’écologie est un sujet très présent dans le travail d’Olafur Eliasson, que l’on retrouve dans plusieurs œuvres telle que Green Light : des lampes solaires conçues avec des réfugiés, symbole d’espoir et d’énergie renouvelable ou Your Blind Passenger (2010) : Un couloir de brouillard qui questionne notre rapport à l’invisible, telle que la pollution ou les émissions de CO2. Selon lui « La beauté peut être un outil pour le changement ». Toutes ces œuvres, Olafur Eliasson le fait exclusivement avec des matériaux naturels, sinon recyclés. Ce travail ce fait en collaboration avec des scientifiques, des ingénieurs et des communautés locales afin de pouvoir créer ces œuvres, de la manière la plus immersive possible. Enfin, Olafur Eliasson, par son travail, influence aujourd’hui, les spectateurs, et porte le sujet de l’écologie aux yeux de tous, mais il influence également une nouvelle génération d’artiste. Il continue de porter aujourd’hui, la lutte pour la protection de l’environnement avec un regard neuf, comme a pu le montrer avec Earth Speakr, une plateforme ayant pour objectif de donner la parole aux enfants sur l’écologie, établie en 2020. Ainsi, Olafur Eliasson ne nous dit pas quelle perception nous devons avoir face à ses travaux, c’est un choix qui appartient à nous seul, mais ses œuvres nous amènent irrémédiablement à nous poser une question : « Et si l’art pouvait vraiment changer notre rapport à la planète ? » Rédaction : Mélisande Cros

La trentième Conférence des parties de Belém devait permettre la mise en œuvre de mesures concrètes pour faire face au changement climatique, et se voulait être “la COP de la vérité”. Pourtant, les dernières heures chaotiques et le manque d’ambitions des parties ont à nouveau enterré toute chance de résultats positifs, laissant place à un accord honteux et vide d’objectifs.

En ce jour d’ouverture de la trentième Conférence des Nations unies sur les changements climatiques qui se tient jusqu’au 21 novembre, à Belém, au Brésil, retour sur les conférences les plus marquantes depuis 1995 et la première COP à Berlin.

Pendant plus de vingt ans, la Martinique et la Guadeloupe ont été contaminées par le chlordécone, un pesticide toxique interdit en métropole dès 1990 mais autorisé jusqu’en 1993 dans les Antilles françaises. Aujourd’hui, neuf habitants sur dix portent encore ce poison dans leur sang, et l’environnement restera pollué pour des siècles. Pourquoi l’État français a-t-il fermé les yeux sur ce scandale sanitaire et environnemental ? Mépris, héritage colonial ou simple aveuglement économique ? Malgré une reconnaissance officielle de responsabilité, la justice peine à suivre. Entre luttes locales et inertie institutionnelle, retour sur l’un des plus grands scandales d’empoisonnement du XXe siècle.

Un budget sous tension, des coupes brutales et un signal clair : l’environnement passe au second plan. En réduisant de 14 % les crédits du ministère de la Transition écologique, le gouvernement Bayrou fait le choix d’une austérité qui pourrait coûter bien plus cher à l’avenir. Moins d’aides pour la rénovation énergétique, un Fonds vert amputé de moitié, et une fracture sociale qui s’aggrave : ce budget ne répond ni aux enjeux climatiques ni aux impératifs de justice sociale. Alors que l’Europe accélère sa transition, la France prend-elle du retard ?

Adoptée le 14 mars 2024, une nouvelle loi française cible la fast fashion en imposant un éco-score, des pénalités financières et une interdiction de publicité dès 2025. Ce tournant législatif rappelle les défis posés par l’industrie textile sur l’environnement, abordés dans notre précédent article sur la pollution des vêtements ultra-jetables. Ce Zoom fait également écho à un précédent article sur la fast fashion d’Anaïs. Pour aller plus loin, découvrez comment ces mesures s’attaquent aux géants du secteur !