Le puits dévorateur avait avalé sa ration quotidienne d’hommes, près...
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MINERAIS CRITIQUES : TALON D’ACHILLE D’UNE TRANSITION ÉNERGÉTIQUE PARADOXALE
L'équipe Greenfluence Média
juin 13, 2026
Le puits dévorateur avait avalé sa ration quotidienne d’hommes, près...
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Le puits dévorateur avait avalé sa ration quotidienne d’hommes, près de sept cents ouvriers, qui besognaient à cette heure dans cette fourmilière géante, trouant la terre de toutes parts, la criblant ainsi qu’un vieux bois piqué des vers. – Germinal, Zola
LA TRANSITION ÉNERGÉTIQUE MONDIALE, FONDÉE SUR L’EXTRACTION MASSIVE DE MINERAIS CRITIQUES COMME LE LITHIUM OU LE COBALT, REPOSE SUR UN PARADOXE MAJEUR : LES TECHNOLOGIES CENSÉES RÉPONDRE À LA CRISE CLIMATIQUE AGGRAVENT SIMULTANÉMENT LES INÉGALITÉS ENVIRONNEMENTALES, LA PÉNURIE D’EAU ET LES INJUSTICES SOCIALES DANS LES TERRITOIRES EXTRACTIFS DU SUD GLOBAL.

A l’aube de la fin d’année 2015, des blocs de glace, en provenance directe du Groenland, fondaient sur la place du Panthéon à Paris. Installés en cercles, les blocs de glace étaient exposés sciemment. Posés là, droits et silencieux, ils envoyaient un message clair, un appel, prononcé d’une seule voix : La COP 21 doit agir.

La trentième Conférence des parties de Belém devait permettre la mise en œuvre de mesures concrètes pour faire face au changement climatique, et se voulait être “la COP de la vérité”. Pourtant, les dernières heures chaotiques et le manque d’ambitions des parties ont à nouveau enterré toute chance de résultats positifs, laissant place à un accord honteux et vide d’objectifs.

En ce jour d’ouverture de la trentième Conférence des Nations unies sur les changements climatiques qui se tient jusqu’au 21 novembre, à Belém, au Brésil, retour sur les conférences les plus marquantes depuis 1995 et la première COP à Berlin.

Pendant plus de vingt ans, la Martinique et la Guadeloupe ont été contaminées par le chlordécone, un pesticide toxique interdit en métropole dès 1990 mais autorisé jusqu’en 1993 dans les Antilles françaises. Aujourd’hui, neuf habitants sur dix portent encore ce poison dans leur sang, et l’environnement restera pollué pour des siècles. Pourquoi l’État français a-t-il fermé les yeux sur ce scandale sanitaire et environnemental ? Mépris, héritage colonial ou simple aveuglement économique ? Malgré une reconnaissance officielle de responsabilité, la justice peine à suivre. Entre luttes locales et inertie institutionnelle, retour sur l’un des plus grands scandales d’empoisonnement du XXe siècle.

Un budget sous tension, des coupes brutales et un signal clair : l’environnement passe au second plan. En réduisant de 14 % les crédits du ministère de la Transition écologique, le gouvernement Bayrou fait le choix d’une austérité qui pourrait coûter bien plus cher à l’avenir. Moins d’aides pour la rénovation énergétique, un Fonds vert amputé de moitié, et une fracture sociale qui s’aggrave : ce budget ne répond ni aux enjeux climatiques ni aux impératifs de justice sociale. Alors que l’Europe accélère sa transition, la France prend-elle du retard ?